• Les Médocs !

     

     

    Qu'ils sont jolis ces bonbons,

    de toutes les couleurs,

    comme des petits macarons

    sucrés pour le bonheur...

     

    Qu' elles sont jolies ces gélules

    dans leur boite signée,

    qui en nous, s'accumulent,

    pour soi- disant meilleure santé !

     

    Qu'ils sont beaux ces comprimés !

    Certains trop gros ou amers

    mais qui font bien ou mal leurs effets..

    Quand ils se transforment en petit concert !

     

    Qu'elles sont étranges ces petites gouttes

    qui restent souvent au fond du verre

    et que surtout point trop n'ajoute ,

    pour ne point gêner leur transfert...

     

    Qu'ils sont bien gros ces horribles suppos,

    qu'on s'enfile dans le petit endroit,

    pour nous rendre plus dispos !!

    Mais nous font bien discourtois .

     

    Q'elle est gluante cette pommade

    sensée nous retirer les souffrances

    ou bien nos plaques ! Quelle cagade !

    Mais on y croit à ces aberrances !

     

    Qu'ils sont utiles tous ces trucs

    malgré leurs effets secondaires,

    qu'on s'envoie dans le buffet

    pour s'octroyer une vie centenaire !

     

    Ghislaine.@  

      


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  •  

    Mon Voisin.

    J'ai un voisin !!!.......Je vous dis pas le cadeau !!!
    Il n'a pas dû finir ses années à la crèche..
    Et puis, cerise sur la gâteau, il est aimable comme
    une porte de prison celui là...
    On peut même prévoir sa totale ignorance si
    on le croise dans le hall.
    Il à toujours, à ses trousses, une odeur de vieux rat mort,
    ou alors, il est allergique aux produits de douche...
    Et il ne connait pas le calendrier, jours de semaine ou de 
    week end, il porte ses habits de travail, et je soupçonne que,
    d'un bout de l'année à l'autre, ce sont les mêmes...
    Grrrrr, j'ai bien envie parfois de lui serrer son écharpe au cou ! ..
    C'est un voisin très inconvenant et lorsqu'il passe à côté de moi,
    ouvertement , je me bouche le nez !
    Va t - il comprendre, fichtre non, car dans sa tête,  il a bien tout,
    mais purée, c'est mal rangé la dedans..

    Ghislaine@.G.

     

     


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  • Mes besoins

    J'ai toujours gardé en moi, cette part d'enfant qui sait encore,
    s'émerveiller des belles choses simples de la vie..
    Ces instants plaisir, ces instants d'envie et ceux d'oublier
    un futur bien incertain.........

    Cette part en moi sait aimer sans retour, sachant que c'est un choix
    délibéré, la part d'adulte n'attendant rien en fait, car cette part
    garde les yeux ouverts sur le réel,
    sans pour cela faire de projet à long terme, lors de rencontres nouvelles..

    Car,

    J'ai dans le coeur un arsenal,
    duquel, fermement, je m'entoure,
    d'un monde calme,bien en aval...
    J'en fais le tour avec des discours
    et aucun, à ce jour, ne me fût fatal.
    Cet arsenal, ce sont des mots d'humour
    que j'aime à colorer de pastel et d'idéal..
    Ce n'est pas un temps pour les détours..
    Toujours, j'ai ce besoin d'être sociale.
    j'aime à aider, à écouter la vie alentours..

    Ghislaine@.G.

     


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  •  

    Juillet , Août mes ennemis...

     Les tournesols suivent le soleil,
    le long des cours de rivières,
    le long des plages, où les peaux
    bronzent pendant les vacances !

    Les étoiles brillent pour le repos,
    sur les routes où se poseront,
    plus loin, les valises sorties
    de la voiture fatiguée ..

    C'est la détente et tout est beau !

    Oui beau pour tout le monde, mais
    pas pour moi.. Je hais les étés.
    Je hais ses chaleurs et son soleil.
    Je hais ces montées du thermomètre..

    Ils affolent mes neurones et mon corps !
    Tout se réchauffent, même les cerveaux !
    Tout disjoncte et me met au repos forcé !
    Automne, je t'attends , je t'attends..

    Automne, hiver, printemps 
    vous, je vous aime,
    été, je te hais,

    Et plus le temps passe,
    Et plus nous allons te voir
    plus longtemps chaque année.
    Tu vas finir par me tuer été !!

    Ghislaine.G. 


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  •  

    A l'heure bleue chez Miletune

     

    ++

    L'heure bleue

     

    A l'heure bleue de la nuit,
    elle dépose tous ses soucis,
    à l'heure bleue de sa nuit,
    elle veut passer à l'oubli....

    A l'heure bleue chez Miletune

    Elle a tant donné, tant souffert,
    elle a vécu trop de déserts,
    ses doigts marqués de cratères,
    lui rappellent sans cesse sa misère..

    A l'heure bleue chez Miletune

     

    A l'heure bleue de la nuit,
    elle voit se terminer sa vie,
    à l'heure bleue de cette nuit,
    elle sait que tout sera fini..

    A l'heure bleue chez Miletune

    Elle n'a plus rien à donner,
    elle n'en peut plus d'éxister
    Toujours ne côtoie que jamais
    A l'heure bleue, elle veut l'éternité.

    A l'heure bleue chez Miletune

    Ghis.G.

     


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  •  

    *********

    Improviser pour ne point te répondre.
    Minauder en jouant de mes doux yeux,
    Parler de tout et de rien, te surprendre.
    Raillant sur tes mots criés à tous les cieux.
    Oublieras tu ?Improviser à du bon souvent..
    Vois, je souris déjà, je t'ai entraîné ailleurs
    Ignorant ta question, j'ai gagné du temps.
    Sournoisement, j'ai l'impression meilleure
    En état d'urgence, Monsieur J'improvise !
    Rusée je suis, improvisation je supervise !

    Ghislaine

     

     


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  •  

    Les flashs crépitaient !

    Les marquages numérotés autour de la scène de crime
    s'étendaient à mesure de indices qui étaient relevés par
    plusieurs personnes , toutes vêtues de blanc, de la tête aux pieds..

    On lui curait les ongles, on lui soutirait quelques
    morceaux de peau, du sang et que sais- je encore ?
    L'ex vivant ne pouvait s'en offusquer puisqu'il trempait là ,
    nu comme un ver, dans son superbe jacuzzi,
    encore bouillonnant, odorant et si relaxant
    qu'il en était devenu mortel.

    Je me demandais s'il avait senti la douleur ?
    S'il avait entendu le geste du tueur s'abattre sur sa tête ?
    Jamais je ne le saurais....
    Et puis je n'étais là que pour filmer,
    juste pour les besoins du scénario......

    J'entendis alors un "" Coupez ! On la garde ""
    Je rangeai ma caméra et m'éloignant, dans un gloussement
    ironique de rire ! Je jubilais !
    Bonne chance pour réveiller le faux mort !!
    Mon contrat était rempli, preuve à l'appui
    dans les journaux du soir...

     

    ......


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  •  

    Noir, tu me met le cafard en tête,

    Oublie un peu ces pensées noires et moroses,

    Insiste sur le positif, c'est plus chouette.

    Regarde comme le blanc est en osmose.

    Blanc, tu devians l'anti noir positif,

    Laissant sur le côté tous les maux.

    Allègrement, le blanc devient l'actif,

    Nuancant les couleurs de mes mots,

    cherchant un équilibre joyeux et bien vif .

     


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  •  

    Le spectacle doit continuer.

    Au son de la musique, la voix de Monsieur loyal
    s'élève dans le cirque !! 
    Totor est prêt mais il est malheureux ce soir..
    Il vient de perdre la femme de sa vie...
    Elle est partie hier dans un dernier sourire pour lui..
    Il a le coeur rempli de tristesse et le corps meurtri
    par la douleur, mais, ce soir, il doit revêtir ses habits
    de clown et poser sur son visage le masque de la joie !
    Il doit faire le mime du bonheur et des rires !
    Il prends son objet fétiche, un médaillon avec la photo
    de sa compagne et le glisse contre son coeur..
    La représentation doit continuer même si en extérieur,
    il devra retrouver son deuil, car le spectacle continue !!

    Nid des mots pour le 16 Juin

     


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  • Dormir.

     

    Dans le silence suffocant de cette nuit étoilée,mes pensées dansent

     la sarabande des sanglots, comme une chanson du vent, 

    au refrain endiablé..Le passeur de sommeil s'est évadé vers

     des voyages épuisants de bonheur...Bien après l'heure du repos.

    Mon vol de nuit ne me ressource pas et ma compagne, 

    l'insomnie, me donne pas l'ivresse du recommencement, 

    chaque matin., elle se fait le prologue de nouvelles nuits.

     Blanches comme un jour d'été aux soirs plus longs.

    Je rêve d'une fête astrale féerique, portée par une feuille,

     dans les voluptueux nuages dans lesquels je m'endormirais, 

    et qui sauraient me transmettre un bien- être reposant...

    Aux sons des violons de mon enfance où je dormais si bien...

    Je rêve du bel homme chauve, rencontré hier, 

    le regard fermé par la sieste, comme un appel aux songes,...

    A la langueur, je rêve, celle qui m'endormirait enfin ..

    Je rêve, qu'enfin, épuisée et comblée, à bout de force, 

    je puisse dormir vraiment, laissant mon cerveau au repos..

     

    Ghislaine


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  • Bonjour  étrangère....

     

    L'étrangère

    Regarde j'arrive du tréfond d'un puits de vérité ,

    j'ai trouvé le martinet vengeur,

     il  a flagellé ces mots

    sur le mur de ta honte....

    J'ai la joie de te dire,

    que je viens d'apprendre par un ragot,

    que tu me voues une rancune tenace,

    alors que tu es toujours soucieuse de me

    montrer un visage avenant...

    Je viens donc t'avouer que je suis

    en rémission de la douleur causée par ton attitude.

    Je m'excuse aussi de n'avoir aucune rancoeur,

    le contraire infesterait trop ma vie tu penses !!

    Je suis désolée d'avoir pris le recul nécessaire

    pour n'accorder aucun crédit à tes propos affables !

    Il existe un mot pour te décrire,

    il faudra que je le cherche...

    Reçois donc mes regrets, mais saches que je suis

    riche de mes qualités et reçois mon respect,

    à la mesure bien sur, des pensées que tu as

    envers autrui....

    Ahh, j'ai trouvé le mot pour te qualifier,

    c'est Hypocrite, oui c'est bien cela,

    Hypocrite......

    Ghis.G.


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  • PARS ET NE REVIENS PAS

    Pars et ne te retourne pas..

     

    Pars et ne te retourne pas,

    puisque tu es devenu l'étranger !

    Pour toi je ne suis déjà plus là.

    Pars tu ne m'as pas mérité !

     

    Pars et ne reviens jamais

    je vais tourner cette page.

    Ne plus penser t'avoir aimé !

    Tu n'a été que de passage.

     

    Je ne vais plus jamais t'écrire,

    tu ne seras que plus qu'un songe,

    un fou d'espoir, un faux sourire !

    Plus rien de toi ne me ronge...

     

    Assez de subir des blessures,

    assez de construire sur du néant,

    plus de place dans mes ordures,

    le sac est plein déjà de méchants.

     

    Ghis. G.


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  •  

    Coline et Tom, nouvelles de 2015

     

    Coline et Tom..........

     

    Traînant le pas, les yeux hagards à cause de sa douleur

    elle suivait le sentier, recouvert de trèfles,

    elle s’appuyait sur le bâton en guise de cane.

    Au loin, le ciel laissait entrevoir les lumineuses étoiles qui bientôt,

    le couvriraient de nuit.

    Angelo avait proposé de l’escorter jusqu’ à sa chaumière, mais elle avait préféré

    faire un peu d’exercices pour remuscler sa jambe, souffrant d’un claquage..

    Elle atteignait la maison lorsqu’un inconnu l’aborda, sac à dos en bandoulière,

    il dit vouloir aller à la colline aux miroirs, elle lui expliqua que cette colline,

    qui tenait son nom de la légende de Zorenza, qui ,

    pour ne plus voir sa laideur, avait fait briser tous les miroirs de la région alentour.

    Elle avait prédit aussi que la colline serait

    le seul endroit où l’on trouverait la paix !

    En confidence , l’inconnu lui avoua qu’il connaissait la légende de Zorenza..

    Qu’il était né ici, plus bas, dans la chemin, près des bancs de pierre..

    Il lui dit aussi qu’il aimerait bien qu’elle l’accompagna la bas..

    Elle le dévisagea, le scruta et soudain dit…

    “” Oh c’est toi … C’est donc toi….Tu es de retour… oh … c’est toi..”””

    Il était donc là devant elle ! Elle s’appuya sur sa canne, chancela un peu tandis qu’il la retenait..

    Elle avait les joues rosies et les sens en émois de ses souvenirs qui, brusquement

    revenaient à sa mémoire aussi vivaces qu’alors..

    Elle sourit en pensant au jour ou il avait enfilé un costume à la James Bond

    et était venu lui offrir du muguet, attaché au bout de son arbre factice..

    Mais il avait fait cela d’une manière héroïque..

    Il était monté par le balcon pour faire son entrée fracassante, mais ce fut lui le fracassé..

    Le grillage avait cédé, déchirant le pantalon et la chemise et il s’était retrouvé en bas,

    tout déguenillé mais si sexy….

    Le tapis moussant du jardin doit encore s’en souvenir……….Elle aussi …

    –Pourquoi ris tu ? lui demanda t il ?

    –Oh rien..Je repense seulement au muguet…

    Il se mit à rire de bon cœur !!! Ah ce rire !! Tant attendu, tant espéré …

    –Laisse moi entrer souffla t il, il fait frais et tu dois souffrir, fit il , montrant sa cane…

    –Oui bien sur…Ma jambe ?? oh ce n’est rien !! Un claquage au sport..

    Elle tourna le clé , Tom la suivit de près , regarda, il sourit et dit ;

    –Tu n’as rien changé..Tout est comme dans mes souvenirs.

    –Oui Tom .. Alors pourquoi ? Pourquoi cette longue, ce terrible silence !! Pourquoi ???

    –Assied toi Coline je vais te dire mais avant dis moi , Ya t-il un homme dans ta vie ?

    La porte refermée sur eux, dans la pénombre de la petite maison, Coline attendait les aveux de Tom..

    Collée à sa chaise, pendant que Tom allumait un feu dans la cheminée..

    Il chatouilla le bois avec le bouffadou, tandis que Coline se demandait comment allait prendre fin

    l’émoi qui l’envahissait peu à peu ?? Allait –elle tout lui dire ??

    Déjà, lui dire, qu’à proximité, Angélo veillait sur elle depuis son départ..

    Qu’entre eux, le degré d’amitié s’était réchauffé !!

    -Alors Coline, tu ne réponds pas ??

    –Ecoute Tom, tu es parti si vite, sans un mot, on ne sait où !! Un coup d’aile et l’oiseau s’était envolé !

    -Je sais , je sais Coline mais Coline dis moi !! Y a t –il un autre homme ??

    –Oui Tom, lâcha Coline, oui il y a Angelo !!

    Angelo !! Angelo mon ami de toujours !! Mon frère !!! ???

    -Ah non Tom, ne l’invectives pas ainsi !! Ah non alors !! Il a été si bon avec moi et puis et puis….

    -Et puis quoi Coline ?? quoi !!!

    Mais heuuuu, Tom, tu m’as abandonnée, laissée sans nouvelles…

    Que voulais tu, que je devienne brodeuse comme Pénélope ???

    –Coline mais que voulais tu donc ? Que je t’envoie le corbeau, ce messager de mort, pour te dire que

    je ne pouvais plus parler ? Que jamais plus je ne pourrais vocaliser sous la douche avec toi ???

    Te dire que le début de la fin allait commencer ???? Que la mort prenait possession de ma gorge ???

    –Oui Tom oui tu aurais du le dire !! Il aurait fallu Tom. A présent….

    Laissant sa phrase en suspens, les larmes coulèrent sur ses joues, des larmes, que vite elle chassa

    d’un revers de main et que sur un ton de colère elle dit ;

    –Nous aurions lutté Tom, à deux !! La fuite n’est jamais une solution…….

    Un jour , j’ai retiré du mur de la chambre le beau tableau où tu nous avais

    peints dans la jonque, sur la rivière de la colline aux miroirs …Et j’ai continué à vivre Tom !!

    –Coline, écoute moi, pardon Coline…….Mais je suis là, j’ai bataillé et gagner Coline…

    –Ah Tom, le temps a passé, jamais un mot, une lettre, j’aurai attendu peut être.. Qui sait ???

    Angelo est là tu sais , depuis 6 ans il prends soin de nous, il est toujours là pour nous…………

    –Pour nous dis tu ?? Qui est ce nous Coline ???

    Coline se leva de sa chaise, alla à la fenêtre et regarda la maison d’ Angelo…….

    La lumière était allumée et il devait attendre Coline, elle devait passer chercher Genny..Sa fille…

    –Nous Tom, c’est ma fille et moi !!!

    –Ta fille ?? Tu as une fille !! Mais quelle Age a t-elle ta fille ?

    Elle a 6 ans Tom, Genny à 6 ans déjà…..

    –Mais mais.. balbutia Tom, 6 ans !! Mais je suis partie depuis presque 6 ans !!!

    Coline !! Coline !! Est – elle ma fille ?? Coline je t’en prie !! C’est ma fille ????

    Coline regarda Tom, le fixa et lui dit…Ton !! Ecoute Tom.....Heuuuuuuuuuuuuu,

    Elle hésitait, pensant que

    l’heure était grave, un grand vide emplissant la maison tout d’un coup..

    La maison, entourée de collines au nord , à l’est et au sud, un petit ruisseau venant de l’est traversait le jardinet,

    en face de chez Angelo qui devait mourir d’impatience, se demandant comment tournait la conversation..

    Il avait, lui, de suite, reconnu Tom, le matin descendant du bus et il savait qu’il attendait Coline au chemin..

    Il faisait bien nuit à présent et Coline entendait le clapotis du ruisseau en contre bas,

    qui allait rejoindre le barrage.. L’époque de sa construction était le mois et l’année où Tom l’avait abandonnée.

    Quelle célébration !!!

    Il l’avait rayée de sa vie, sans parole, à temps pour lui, venait il de lui avouer…

    Coline retourna sur sa chaise, refermait son gilet gris quand retentirent les douze coups de minuit à l’église..

    Tom la scrutait, impatient de sa réponse…

    –Coline, ta fille…Est –elle Ma Fille ???

    Il lui toucha l’épaule, lui prit la main, voulant lui témoigner sa sincérité et l’inciter à parler..

    –Tom !! Ecoute, pendant plus de six ans, Angelo était là et nous deux, ne partagions plus rien..

    J’ai mené cette course à la vie avec l’aide d’Angelo !!

    –Oui Coline, mais……Mais tu sais pourquoi.. Mais j’ai le droit de savoir non ??

    Coline picora quelques miettes des biscuits, but son thé tiède et dit ;

    –Assied toi Tom..Veux tu encore du thé ?

    –Non !! Je ne veux pas de thé !! Je veux savoir tu comprends !!!

    Coline tordait son mouchoir dans ses doigts, ses pensées filaient à cent à l’heure…

    Elle se devait de rendre hommage à Angelo pour son dévouement, sa présence et son aide !

    Mais devait elle des explications à Tom qui l’avait abandonnée, sans chahut mais aussi sans rien dire ??..

    Tom souffrait, tremblant comme s’il avait avalé une fiole d’arsenic !!

    –Ecoute Tom, le temps a passé, tu n’as jamais essayé de me joindre, jamais !!

    Je ne comptais pas pour toi alors de quel droit poses tu des questions ??

    – Mais Coline chérie, Je ne savais pas que nous avions eu une fille !!!

    –Tommy attends !!! Je n’ai jamais dit qu’elle est Ta Fille !!! Jamais !!!

    Angelo est toujours là pour elle , pour moi, toi non !!

    Il faut que je parle à Angelo, laisse moi à présent veux tu ??

    –Soit je pars, mais je ne m’effacerai pas cette fois, je reviendrai, je serai là demain..

    A demain Tom, lui dit elle , en refermant la porte sur lui….

    Angelo remit le rideau en place, il venait de voir Tom fuir la maison de Coline..

    Ninou s’était endormie dans la chambre d’amis..

    Lui avait elle dit ????

    Dans le ciel bleuté, sans aucune éclipse, la nuit immortelle suivant le jour intimement,

    avait associé pensées et réflexions nocturnes, empêchant Coline

    de sombrer dans un sommeil réparateur..

    Angélo, de son côté avait peu dormi aussi mais Ninou, elle , était fraiche comme à six ans !

    Elle avait déjeuné et demander ;

    –On y va quand chez Maman Papa Angélo ??

    –Des que tu seras prête ma Ninou..Après je te déposerai à l’école..

    Il prirent tous deux le sentier de la maison entourée d’un halo de soleil qui sans prévenir, avait envahit la vallée ce matin..

    Ils passèrent la charrette fleurie, dont les roses, perlaient des larmes de rosée..

    Ninou ouvrit la porte et se jeta dans les bras de Coline en disant ;

    –“” Youppie , j’ai dormi chez Papa Angélo moi !! “”

    –“”Oui ma chérie c’est bien mais va vite préparer ton sac , sinon tu va être en retard…””

    “”D’accord Maman !! Ca va ta jambe ??

    – “”Oui ma chérie et aujourd’hui plus de béquilles et ce soir je vais te chercher..”””

    Ninou s’engouffrait dans la voiture d’Angélo pendant qu’il regardait Coline intensément, interrogateur !!

    –“”Reviens, Angélo, nous parlerons….””

    Sur la route du retour, après avoir déposé Ninou, ses pensés se bousculaient…

    Coline avait elle dit la vérité à Tom ??

    Tom allait il lui ravir Coline ?? Allait il lui faire prêter serment ??

    Mais non, Coline n’était une oie blanche…..

    Mon dieu, il l’aimait tant depuis six ans…

    Angélo se rendit à l’ “Orangerie”, du village, il devait revoir l’électricité des néons endommagée par les pigeons..Ils avaient pourri l’éclairage..

    Ses pensées vers Coline et Ninon, ne le quittait pas. Chaque instant, il pensait à leur vie si heureuse..

    Il n’avait vu Coline que quelques moments ce matin et le retour de Tom lui laissait hors du temps..

    Qu’avait elle choisi de dire ? L’abcès serait il percé ??

    Sa nuit avait été courte , il avait épié la fenêtre de Coline et s’était peu reposé.

    Le réseau électrique réparé, Angélo rentra.

    Le portique était ouvert et stoïque, Tom se tenait devant la porte, une bouteille de champagne à la main !!

    –Salut Tom !! Alors de retour…Que viens tu chercher après toutes ces années ou tu as abandonné tous les tiens ??

    –Je viens te parler Angélo et triquer avec toi à notre amitié !! Et puisque Coline ne dit rien, toi tu dois savoir,

    tu as toujours été son confident, c’est logique que tu saches …

    – Toi ?? Un ami !!! Mais de quelle amitié parles tu après 6 ans de silence ??

    Ecoute Tom, je n’ai rien à te dire, attends Coline, elle ne va pas tarder…

    A ce moment la voiture de Coline se gara devant le chalet.. Coline les regarda…

    Angélo lui avait il dit ?? Mais non se ravisa t-elle.. Ce garçon est quelqu’un de bien, elle l’aime,

    il est idyllique .. Cynique Tom dit à Angélo ;

    J’emporte le champagne !! Sans doute une bonne nouvelle à fêter bientôt.

    Il entra avec Coline dans la maison.. Brusquement, elle s’emporta et parla..

    – Ecoute Ton, nous n’allons pas faire dans le tragique, assieds toi et ne m’interromps pas je te prie…

    Lorsque tu m’a quitté, j’étais effondrée, désespérée, mille questions en tête

    car toi et moi, n’avions pas eu de querelles..Jamais..

    Un soir, j’étais en panique, je me suis réfugié chez Angélo, quelques semaines après ton exil..

    Il m’a réconforté, mis de la musique, me faisait oublier , c’était magique, romantique..

    Tu comprends n’est ce pas ??? Tom ???

    –Ne soies pas pathétique Coline, je ne suis pas loufoque, j’ai compris,

    mais cela ne réponds pas à ma question ??? Soit !!.. Vous avez couchés ensemble, mais Ninon ???

    Ninon est – elle ma fille ??

    —Non Tom, elle n’est pas de toi, mais d’Angélo et je peux te dire qu’en temps que Papa,

    c’est une pointure aussi.. Elle porte son nom tu sais…

    Ironique, dépité, offusqué, Tom dit…

     Bravo Angélo…

    Il regarda Coline , eut une mimique comique de dégoût, et partit sans se retourner…

    Coline, Ninon, Angélo ne le revirent jamais…

     

    Ghislaine Gruson


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  •  

    Le passé oublié, nouvelle de 2016

     

    Le passé oublié (2016)

     

     

     

    Elle avait échoué sur la rive du lac, il y a plusieurs années maintenant.

     Secourue, aidée, elle avait trouvé refuge chez la famille Milan,

     après sa longue hospitalisation et sa convalescence !

     Si son corps n’avait souffert d’aucun traumatisme, il n’en fut pas le

     cas pour sa mémoire, qui semblait perdue à jamais…..

     Elle n’avait pas retrouvé ses souvenirs et, si on lui avait donné le

     prénom de Violette, c’est que ses yeux avaient des reflets violets….

     Il y avait eu de longues et vaines recherches, des avis placardés partout,

     des recherches effectuées par les gendarmes, des appels télévisés,

     et d’autres tentatives infructueuses pour trouver son identité !

     Quelques années avaient passées quand,

     par ce bel après midi de printemps, Madame Milan,

     reçu pour Violette un colis ! 

    Elle, que rien ne reliait à personne recevait un colis !!!

     L’effervescence gagna tout le monde et le temps sembla

     être suspendu pendant que Violette ouvrait le mystérieux colis ! 

    “”C’était un petit paquet, enveloppé de papier marron,

     entouré d’une mince ficelle,””….

     Le paquet contenait une missive, et quelques papiers d’identité

     au nom de Eva Mercier

     La lettre fut lue par Violette à voix haute, elle disait ;

     Ma chère Eva,

     Si tu lis cette lettre, c’est que je ne suis plus de ce monde !

     J’ai chargé une étude de te faire parvenir ce courrier

     si tel était le cas..

     J’ai su que tu avais survécu quand je t’ai jetée du bateau,

     j’ai su aussi que tu as perdu la mémoire,

     j’ai donc pu réussir mon plan, et il a fonctionné à merveille,

     j’ai pris ta place, j’ai pris ta vie…. 

    Cela a été si facile, nous nous ressemblions tant et voilà

     pourquoi je t’avais demandé de ne pas révéler aux tiens mon existence !

     A l’étude, il te sera remis le rapport de ces années ou

     j’ai pris ta place auprès de ton mari, ta fille, ta famille,

     même ton argent que j’ai fait prospérer…. 

    Violette ne put en lire plus, la lettre tomba de ses mains

     et elle s’évanouit.

     Je devais être morte, et pourtant je suis là, chez moi , dans cette maison, après avoir lu la lettre maudite !

     La lettre de celle en qui je croyais, celle qui se disait mon Amie, ma soeur..

     Celle qui m’avait tout pris, ma vie, mon mari, ma fille !

     Celle qui savait que je n’avais pas péri en mer alors qu'elle m’avait jeté pardessus bord !!

     Celle qui savait que, de ma vie et mes souvenirs, je ne savais plus rien !!

     Ma mémoire s’était engloutie dans les eaux, d’où l’on m’avait sauvée. 

    Eva, prit le chemin de la vérité, anxieuse de la rencontre, et arrivée elle

      regardait cette maison qui fut sienne, cet homme si beau au regard doux, cette jeune fille

     qui, étrangement me ressemblait tant, ma fille... Sa fille oubliée elle aussi....

     Je m’appelais donc Eva Mercier ; Mais Violette Milan, je l’aimais bien ce nom,

     et puis je m’y étais habituée depuis ces années…

     Eva les regardait, scrutant leur visage, espérant le déclic des souvenirs enfouis.. Mais Rien !!

     Sa pauvre tête endolorie, résonnant encore des révélations lues, tournait un peu..

     Cécile, la jeune fille au teint de pêche, à la chevelure longue et brune, la regardait de ses

     yeux couleur myosotis, pareils aux siens..

     Elle se tenait près d’un meuble..

     Doucement, elle vint vers Eva, lui prit la main, l’embrassa ,puis la prit dans ses bras,

     en murmurant ;

     “”Ecoute Maman , écoute, ferme les yeux, écoute..””

     Une musique résonna dans le salon, et une voix égrena des mots sur une musique douce..

     Eva l’écoutait cette chanson, écoutait ses mots, sa mélodie…

     “”Cécile, ma fille,” disait la chanson..

     Eva regarda sa fille, son mari, à nouveau sa fille et puis ne vit plus rien ;

     Elle venait de s’évanouir…

     Elle venait de recouvrer la mémoire........

     

    Ghislaine Gruson

     


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  • Souffrances

                         Sur le fil de sa vie d'errance,                       

                           elle joue des rimes en confiance,                       

    elle tisse les mots d'espérance

    sur les cordes de nos romances,,

    Entre mers et montagnes, en partance,

    elle nourrit son âme d'élégance ;

    Elle vit de phrases avec vaillance,

    sans jamais perdre le fil de sa chance.

    Entre ciel et terre, l'attrait de sa dépendance,

    aux mots la laisse en créance,

    dans la liberté d'écrire avec aisance

    les choses de la vie, sans aucune outrance.

    Chaque mot posé, comme en instance,

    d'une suite logique, dans la vibrance

    des sentiments avoués, sans arrogance.

    Elle fait des lignes dessinées une nuance.

    Voilà que ses rimes, elle les balance, 

    comme on jette au feu sa souffrance,

    pour la faire mourir avec croyance,

    et revivre enfin une nouvelle naissance !

    Doucement, elle s'apaise un peu, elle avance,

    Elle arrive alors des lors, à prendre ses distances...

    La fin de son délire mis en gérance...

    Ailleurs l'attends la toute dernière échéance...

    Mais c'est encore et toujours la forte assurance

    de ses rimes qui fait la belle alliance,

    des sentiments empreints d'empathie et d'attirance !

    Il est temps, se dit -elle de prendre des vacances !

     

    Ghyzou

    Ecrit en 1999 à l'annonce de mon cancer. 


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  •  

     

     

    La vioque friquée pleine de cloques s’est toquée de l’évêque.

     

    Elle le traque pour lui donner la trique, Voilà sa quête !

     

    Elle prends des risques la vioque.

     

    Mais que nenni, l’évêque est un saint angélique !

     

    Elle pique des colères et abuse des liqueurs en flasque !

     

    Ses cheveux laqués, les yeux aqueux, elle ajuste sa tunique.

     

    Elle s’en va au troquet, pour allumer Quentin le laconique.

     

    La vieille relique, elle veut vraiment de la fornique,

     

    elle veut queuter, quitte à attraper des tiques,

     

    car cela se sait , Quentin, la douche, c’est épisodique !

     

    Quentin, il vient de loin c’est un polaque,

     

    Il ne planque jamais son paquet, Pas pudique.

     

    Mais la vioque se dit “” Pas de panique “”

     

    Elle a une douche…Elle fera dans le romantique.

     

    Dans l’optique de faire dans le pratique,

     

    la vioque l’invite chez elle, pour un pique nique !

     

    Le mec drastique, à la gueule de métèque,

     

    rajuste ses frusques et lui dit, ironique,

     

    Va faire tes frasques ailleurs, j’chui déjà maqué..

     

    Et dans le bar, contemple les fresques..

     

    Ghyzou

     


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  •  

    La sentinelle du Rocher , oh gué oh gué !! 

    Il était là, à guetter on ne sait quoi, dans sa guérite,

    avec ses drôles de fringues, semblant nous narguer avec orgueil.

    Le flingue à la ceinture, pour l’instant, les yeux un peu blagueurs..

    Une longue écharpe qui tangue au vent, au dessus de lui,

    sur son abri de guerre, tout blanc , comme naguère !

    Oh gué Oh gué !!

    On l’avait relégué là, ce mec bègue, sans aucune vigueur,

    un peu largué, la gueule rugueuse qui aurait besoin d’un onguent

    comme le matelot de retour de bringue qui navigue, peut en avoir besoin,

    au retour d’un voyage dingue et interminable.

    La pauvre, on l’aurait cru drogué tant il semblait divaguer de fatigue.

    Il n’était guère homme à draguer avec sa tête de guenon ,

    malgré sa taille de guêpe et son odeur de muguet des bois ..

    Oh gué Oh gué !!

    Il avait plutôt une tête à se trouver à la morgue, comme un gueux

    qui n’a jamais guéri d’un mal de langue.

    A côté de lui, posée, une Gueuze, au surnom évocateur de mort subite !

    Elle ne devait pas être la première, vu la langueur vacillante du gus qui sort

    d’avoir élaguer sur les hauteurs, mal assuré et sans rigueur !

    Pareil à une figue déconfite, le pauvre n’est pas en voie de guérison ..

    Son cerveau mal irrigué, les yeux dans le vague à présent, l’air d’un fugueur aux aguets

    qui a trop dansé la gigue et s’apprête à voguer d’ivresse !!

    Dans quel guêpier s’est fourré le gars ?

    Le pauvre mec bègue !

    Empêtrés dans ses guêtres léguées par le Rocher, il semblait en guenilles pourtant.

    Tout cela, car il sortait de ginguette avec la belle de jour ,

    une fougueuse dévoreuse de jeunes pousses de caleçon !

    Elle s’était déguenillée pour lui, à peine, avait il avait brigué sa compagnie..

    Elle venait de larguer son copain zingueur aux bagouzes d’or, trop longuet

    à la détente et puis ce n’était qu’un ancien collègue et en plus, il schlingue disait elle !

    Le mec, il pense qu’il aurait mieux fait de rester géologue dans sa garrigue natale

    à dialoguer avec la nature et passer les gués en sifflotant !

    On ne le reprendrait plus à intriguer de la sorte,, pour se retrouver guetteur

    de quelques foldingues, prêts à divulguer la moindre info du Rocher.

    Oh gué Oh gué !!

    Il avait été subjugué par ce métier, après avoir vu le reportage sur la Madrague

    où se côtoyaient les sentinelles  et les célébrités du Rocher..

    Mais rien ne lui sert d’épiloguer de la sorte, il devait rester dans sa petite guitoune.

    Il espérait à nouveau déguerpir de là, il avait postuler sur le blogue

    du Rocher, avec fougue,  comme garde du corps de la princesse..

     

    Ghyzou


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  •  

    Dix ans seulement..

     

     

    Seulement dix ans, nous avons eu dix ans avant que tu ne partes là haut..

    Tu n'avais pas le droit, faire de moi une veuve ? c'était encore bien trop tôt..

    Dix ans, un enfant, des souvenirs, des regrets ,il n'en reste que des photos..

    Il reste les mots que je laisse tomber pour gonfler un peu plus le caniveau..

     

    La vie a continuer, la vie a repris son droit, mais je ne t'ai jamais oublié.

    Je ne peux pas oublier .......Tu es toujours là, invisible à mes côtés......

    Je n'ai pas oublié ta voix, ni ton sourire, ni tes yeux....Combien on s'est aimés..

    Toujours au diapason, d'un regard on s'enflammait comme aux jeunes années..

     

    Tu fus l'homme d'une dizaine de ma vie, de ton vice, tu n'as pas survécu.......

    Tu fus l'homme d'un chagrin, celui qui plus jamais ne m'a secourue..

    Toi qui me fit veuve, toi qui me fit souffrir , accréditée d'avoir un tel statut..

    Dix ans à te supplier, à essayer, à combattre ta dépendance irrésolue.....

     

    Tu m'as laissé, atteinte d'un manque qui ,à jamais ne me quittera, ta présence !

    Manque  de toi, le vrai toi, sans artifice, celui qui, sobre me portait assistance....

    Tu m'as préféré un vice désastreux, qui ne nous a laissé aucune chance......

    Seulement dix ans.. Puis j'ai de nouveau aimé, mais jamais rien de  plus intense..

     

    Ghyzou/p>

     


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  •  

    La Vilaine

    La vilaine

    On l'appelle la cheftaine, cette fouineuse,

    elle ne badine pas avec ses fines phrases,

    jetées avec haine sur le papier ou dans l'air du vent,

    parfois sans aucune pertinence, ni gainées de gentillesse d'ailleurs..

    Elle achemine ses mots, inefficaces pour certains, inexpliqués

    pour d'autres.. Quelques inepties se glissent parmi ses mots inédits

    et puis sur sa bobine se lit son esprit de taquine vilaine à la trombine aigrie..

    Elle ne joue pas d'inertie avec ses babines et ses mots en flocons de ronces,

    feraient même fuir un gentil minet quand sonnent les mâtines..

    La voilà montée sur son éminence pas si grise et raréfiée de neurones,

    telle la reine se targuant d'un franc parler soi- disant sur le ton de la badinerie,

    mais pourtant ressenti comme un envoi de chevrotines

    qui pousse à se débiner, en courbant l'échine..

    Gouverner un continent ferait ra renommée de despote

    et elle serait ravie de siéger au ministère de la mesquinerie !

    Que dire d'autre de cette mescaline dont les toxines

    font du trampoline dans les couloirs de ma routine

    et récrimine, réexamine les sujets pour en trouver

    une faille et pouvoir fulminer ses humeurs assassines continuelles ,

    comme une litanie...De ses comptines verbales,

    je m'en balance les osselets, comme de mes premières protéines,

    pourtant pas si anodines... Cette bécassine n'est pas ma cousine,

    fichtre, c'est ma frangine !

     

    Ghyzou

     


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  •  

    Tu veux entrer en moi comme dans un dans un livre ouvert ?

    Tu veux partager ma couche sans avoir à faire le lit ?

    Comme ça, comme on entre dans un  champs désert..

    Mais à qui donc crois tu parler bel étalon abruti ?

     

    Ta fougue et ton assurance ne me feront pas succomber..

    Il me faut bien plus qu' un beau corps d'homme sexy,

    Il me faut bien plus encore si tu veux me charmer..

    Sers toi de ta tête et pas de celle  qui se dresse ici...

     

    Tu veux me troubler, avec moi, t'envoyer en l'air ?

    Ecris moi des messages plein de sensation,

    Parle moi de choses inconnues, extraordinaires.

    Envoûte moi de ton intelligence, avec émotion...

     

    Si tu veux que de mes mains expertes, je te touche

    si tu veux mon chemin d'offrande, soies intelligent

    et tu palpiteras de sensualité sous ma bouche...

    Fais moi découvrir l' homme  que tu es vraiment...

     

    Ghyzou

     


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  •  

    La veuve

    La veuve 

    Assise sur le banc de ses souvenirs, 

    elle caressa de sa main l'endroit où il s'asseyait !

    Elle versa une larme  dans un son soupir de douleur 

    qui la  laissa bien désespérée.

    Elle se souvient du denier baiser, 

    du dernier souffle , au bout d'une nuit sans sommeil, 

    où le matin, tous les jasmins étaient fleuris, 

    comme pour l'accompagner à son ultime voyage... 

    De lui, il ne restait rien, 

    pas même un enfant pour lui rappeler

    son compagnon de vie depuis cinquante trois ans... 

    Rien, il ne restait rien que ces souvenirs et ce banc.

     

    Ghyzou

     


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  • La vouivre

    La vouivre 

    Telle la vouivre, elle survole mon âme, envahi mon esprit embué,

    ivre d'idées déprimantes... Elle est là, à me suivre dans le givre cafardeux

    de ma dépression d'hiver, dans cet état morbide et semé de poivre mortel

    qui se propage dans mon corps en détresse.

    Mais ce qu'elle ne sait pas cette vouivre là, c'est que je

     suis le guivre qui va la détruire, la rendre poussière pour finir en cendres,

    que je sèmerais au vent, mais qu'avant, de mes pattes de pourceau, 

    je l'écraserai avant qu'elle ne me transforme en statue de cuivre,

    offerte aux pigeons qui me fienteraient dessus !

    Je vais survivre,

    je vais vivre, elle n'y pourra rien !

    Je vais poursuivre mon ascension au delà de ce mal- être

    pour revivre...

     

    Ghyzou

     


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  •  

    la Faucheuse

     

    Les blés était déjà hauts dans le champs, le moulin n'attendait plus que le fauchage,

     il fallait surveiller à ne pas rater la vernalisation car le printemps était bien en avance cette année. 

    Les grains sont beaux et joufflus et ils tendent avec malice leur corps au ciel......

     

    Justine est là, respirant cette sérénité, ce calme, juste la brise qui fait onduler les épis..... 

    Hier encore, elle était dans cette grande chambre, toute capitonnée, mais à présent, 

    elle était là et heureuse !Son grand sac à côté d'elle, rempli de papier à dessin, 

    d'un gros pot de terre, plein de sable gris......Justine avait cette beauté étrange, 

    parsemée de taches de rousseur et des yeux qui semblaient ne pas voir, fixes comme 

    ceux des poules ! le regard ailleurs de ceux qui ne comprennent pas. Son grain de peau 

    était blanc comme le sel, comme ceux des gens qui ne sortent pas beaucoup.........

     

    De loin, on aurait pu la voir, dans le champs de blé, déversé le contenu de son gros pot en terre ! 

    Le vent léger lui renvoyait sur le visage, qu'elle essuyait d'un revers de manche quand elle eut 

    tout versé ! Elle riait, fort ...Hurlait son bonheur au champs , au ciel, à la vie. 

    Elle jeta son sac loin derrière elle et courut encore, toute joyeuse, comme après une bonne farce ...

     

    Elle courut à travers les blés et se retrouva sur la route. On aurait dit 

    qu'elle sombrait dans la folie quand elle se laissa capturer par les hommes en blanc 

    qui la firent monter dans leur grande voiture blanche aussi ! Elle pensa alors ;

     

    "" Est - qu'ils savent que j'ai brûlé les os du directeur et 

    que j'en ai fais de l'engrais pour les blés ??? """

     

    Elle se mit à rire quand une autre pensée lui traversa l'esprit !

     ""Ils ne pourront jamais retrouver son corps car j'ai veillé à tout bien manger !! ""

     

    Ghyzou.


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  •  

     

    La Nature,

     

    Ode à la nature

     

     

    C'était un joli mois d' Octobre, dont les tons Ocres bordaient les Orées des bois,

    Ouvertes sur les Ouvrages de la nature qui s'Offraient comme des Oasis

    aux Odeurs d' Orchidées, d' Oeillets, de verdure..

    Ces Offrandes étaient des Oboles de vie qu'on Observe et qui n' Ont pas encore

    subit les Outrages Où les Offenses des ignorants de notre belle terre !

    Il me plaît ici de remercier ceux qui Oeuvrent  dans l'Ombre et Orchestrent

    pour nous ces Opéras d' Oiseaux, tout en Officiant sans Omettre de laisser

    des Onguents magiques qui soignent nos arbres si majestueux, malgré les Orages vécus.

    Ils ont l'Ossature impériales, se dressent vers le ciel en Osant grandir avec Orgueil,

    pour nous Offrir cet Océan de plaisirs..Ils font Obstacle au soleil trop fort Où

    nous nous reposons à l' Occasion d'une balade, Occultant ainsi nos soucis Obscurs !

    Dans la nature, On  Oublie les Objets ennuyeux de la vie qui nous Obligent à réfléchir..

    Ceux qui nous Obsèdent et nous Oppressent avec Obstination...Ici l' Ordre règne en sage !

    Cette nature mérite bien cette Ovation de mots qui Obéissent tout simplement à un respect !

    Quelques Onces de vérités pour sa beauté ! Cette Odyssée de joie, de naturel...

    Sans elle, ne serions pas les Orphelins d'un bien être Original dans l' Opacité

    d'une vie incertaine ?

     

    Ghyzou


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  •  

    Sa Faute.

     

    Elle est là, sur le pont, où deux fois par semaine, elle passe par ce chemin secret.

     

    Elle va le rejoindre, elle le doit, c'est son fardeau, son secret dans le silence

     

    de ses nuits, dans la lumière de ses jours....C'est son erreur, c'est sa faute..

     

    Elle paie le prix du silence, de son silence.....

     

    La lumière translucide sur le pont la transporte dans son monde de peur !

     

    Dans son monde où chaque heure peut être la dernière !

     

    Bientôt dix sept ans qu'elle passe sur ce pont, qu'elle prends le chemin

     

    qui la mène vers lui, vers sa douleur, vers son calvaire..

     

    Mais jamais elle n'abandonnera, jamais elle ne faiblira, elle doit payer ! !

     

    Même si sa souffrance lui pèse, la vieillie de plus en plus,

     

    même si le port de ce fardeau est terrible, elle ne peut renoncer !

     

    Elle, c'est la mère d'un tueur, elle, c'est celle qui n'as pas su voir !

     

    Elle, c'est celle qui a mis au monde cet assassin, elle qui va le

     

    voir deux fois par semaine dans sa prison, elle, dont personne ne sait

     

    qu'elle est la mère de cette homme qui a tué tant de jeunes filles..

     

    Elle qui a engendré ce garçon au cerveau dérangé, elle qui n'as pas vu

     

    la folie de son fils. Elle qui a tout quitté, mari, amis, famille, ville, pays, pour malgré 

     

    toute sa souffrance, malgré l'horreur, rendre visite à son tueur de fils.

     

    Elle , qui ne pourras jamais abandonner celui qu'elle a mis au monde !

     

    Ce chemin secret, sous la lumière translucide, c'est le prix à payer !

     

    Ghyzou

     


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  • La captive

    La captive

     

    Aujourd'hui, elle devait fêter ses dix ans de Noces.

     Mais elle était comme un écheveau envahi de moisissures, déposé là par le temps, 

    vieillie.. Ce temps qui depuis longtemps l'avait transformée de vésanie en vésanie 

    plus délirante les unes que les autres au gré de fantaisies abjectes. 

    La graine, un jour avait poussé dans son cerveau, parmi la mousse d'une poignée 

    de souffrances aux errances de ses peurs.. 

    Sur la vitre, elle trace des accents circonflexes et des barres de pourquoi , 

    des dessins incroyables au talent des folies ancestrales, 

    punie par des sorts imaginaires, jetés par les sorcières d'antan 

    qui empoisonnaient l'eau des fontaines pour punir les femmes infidèles.

    Elle était le sacrifice offert à l'homme de ses noces, ce barbare qui, 

    depuis dix ans avait d'elle l'objet de sa perversité. A chaque anniversaire, 

    elle devait se soumettre à ses fantasmes les plus cruels et avilissants.. 

    Mais elle savait aussi que cet anniversaire-là serait le dernier. 

    Ce soir, à lui aussi, ce sera son dernier anniversaire !

     Ce soir , elle savait comment. 

    Il lui suffisait de ne pas trembler et de frapper au bon endroit. 

    Ce soir les noces ne seront plus , ce soir ce seront les noces de la délivrance .

     

    Ghyzou


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  •  

    Le veuf

    Le veuf

     

    En ce printemps nouveau, comme tous les ans depuis la collision,

    il était là, sur le banc, dans le jardin des souvenirs, où, reposaient les cendres

    de celle qu'il n'oublie pas.

    La nouvelle de son décès fut comme une explosion de douleur infinie,

    comme une vie sans soleil, sans air, sans ciel, sans elle pour le faire rêver !

    Il ne la verrait plus jamais être si fière de son activité préféré, la broderie

    qu'elle aimait tant et qui était sa grande passion....A la maison, 

    toutes parlaient d'elle !

     

    Il était là, les yeux mouillés, le coeur en morceaux....

    Il avait fait de ce jour sacré, son pèlerinage......

    Il restait là toute la journée, partageant sa baguette de pain avec les oiseaux

    comme elle aimait tant le faire, comme en hommage....

    Quand, quelques poussières volaient autour de lui, il se disait que c'était un petit

    bout d'elle, qui dans un souffle d'amour venait lui déposer une caresse sur son visage et alors,

    il laissait couler ses larmes, ne les retenaient plus...Quand le soir déclinait, quand les oiseaux

    ne chantaient plus, avec regret, il se levait, emportait son lourd fardeau, essuyant ses yeux

    d'un revers de manche, le pas triste et le dos voûté des hommes de peine.........

     

    Ghyzou

     


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  • L' attente espérée

     

    Dans le refrain de sa solitude, 

    ses pensées dansent la sarabande des souvenirs.

    C'est le passeur de rêves qui le visite 

    et laisse dans son cerveau les prologues 

    d'un oubli qui tarde à venir... 

    Mais il le sait. Jamais l'oubli ne viendra !

    Devenu âgé et chauve, il voit toujours son visage, 

    il entend toujours sa voix...

    Et quand il trouve le repos, 

    ses yeux se ferment sur son image.

    Quand va-t-il prendre la voie astrale qui mène à elle ?

    C'est cela son obsession... 

    La seule dont il a vraiment envie depuis longtemps.

    La rejoindre, être auprès d'elle enfin..

     

    Ghyzou


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  •  

    Amour virtuel

    Amour Virtuel.

     

    Comme un pantin, animé de ton amour, 

    je t’écrivais des lettres, de ma plume épistolaire.

    Je fouille dans mes souvenirs perpétuels, 

    là où tes courriers étaient, comme un assortiment de douceurs, 

    dans l'échange à distance de nos ‘je t’aime’ .

    Jamais d’essoufflement à notre liaison amoureuse 

    et j’en étais  toujours pétrifiée d’extase !

    Le jour ou l’on s’est retrouvé, t’en souviens tu ?

    C'était sur un poème de tristesse

    Tu m’avais emmené au restaurant virtuel..

    Ce jour là, vois tu mon Amour,

    même la carte du menu en couleur,

    était comme des mots d’amour de toi…

    Ce qui n’était qu’une relation amicale, 

    est devenue plus fort et n’a jamais souffert de train-train…

    Regarde !!! Toi et moi, étions là, à nous écrire secrètement

    sans que personne ne se doute de notre correspondance .

    Sans que jamais ne soit dévoilé

    ce secret qui n'appartient qu'à nous !

     

    Ghyzou

     


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    La détresse de la plume

    La détresse de la plume

    L'eau coule vers à la rivière, sans mégarde

    mais la plume légère que je regarde

    s'envole dans le vent, tout fêtarde,

    virevolte un instant, se fait zonarde.

    La plume blanche, égarée, flemmarde,

    elle tournoie encore et se pose débrouillarde,

    doucement sur le gravier, en bonne chauffarde.

    comme mes mots en prose, telle une bavarde.

    Plume légère déshabillée en vraie paillarde,

    D'où viens tu ma jolie plume si gaillarde ?

    D'un oiseau ailé se battant à la hussarde ?

    Où as tu vécu ? Dans quelque village de lombarde ?

    Serais-tu dans ton vol de chute , revancharde ?

    Cherches tu l'horrible intrus qui t'as fait si vieillarde ?

    Ne cherches plus feuille légère , l'idée est vicelarde,

    mais je le connais c'est l'hiver qui fait sa bravarde !

     

    Ghyzou 

     


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