• Grain de Folie

     

    Les blés était déjà hauts dans le champs, le moulin n'attendait plus que le fauchage,

     il fallait surveiller à ne pas rater la vernalisation car le printemps était bien en avance cette année. 

    Les grains sont beaux et joufflus et ils tendent avec malice leur corps au ciel......

     

    Justine est là, respirant cette sérénité, ce calme, juste la brise qui fait onduler les épis..... 

    Hier encore, elle était dans cette grande chambre, toute capitonnée, mais à présent, 

    elle était là et heureuse !Son grand sac à côté d'elle, rempli de papier à dessin, 

    d'un gros pot de terre, plein de sable gris......Justine avait cette beauté étrange, 

    parsemée de taches de rousseur et des yeux qui semblaient ne pas voir, fixes comme 

    ceux des poules ! le regard ailleurs de ceux qui ne comprennent pas. Son grain de peau 

    était blanc comme le sel, comme ceux des gens qui ne sortent pas beaucoup.........

     

    De loin, on aurait pu la voir, dans le champs de blé, déversé le contenu de son gros pot en terre ! 

    Le vent léger lui renvoyait sur le visage, qu'elle essuyait d'un revers de manche quand elle eut 

    tout versé ! Elle riait, fort ...Hurlait son bonheur au champs , au ciel, à la vie. 

    Elle jeta son sac loin derrière elle et courut encore, toute joyeuse, comme après une bonne farce ...

     

    Elle courut à travers les blés et se retrouva sur la route. On aurait dit 

    qu'elle sombrait dans la folie quand elle se laissa capturer par les hommes en blanc 

    qui la firent monter dans leur grande voiture blanche aussi ! Elle pensa alors ;

     

    "" Est - qu'ils savent que j'ai brûlé les os du directeur et 

    que j'en ai fais de l'engrais pour les blés ??? """

     

    Elle se mit à rire quand une autre pensée lui traversa l'esprit !

     ""Ils ne pourront jamais retrouver son corps car j'ai veillé à tout bien manger !! ""

     

    Ghis.G.

     


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    Le Camps. Nouvelle SF de Ghislaine Gruson

     

    Le camps 

     

    L'eau, l'eau et des montagnes, c'est tout ce que je voyais...

    La chaleur tombait si forte que le soleil faisait comme des vagues

    au-dessus de l'eau, ressemblant à un effet miroir.....

    Quelle étrangeté..

    L'eau, l'eau sur moi aussi, mais celle qui quittait mon corps......

    Depuis combien de temps je marchais ? Je ne savais plus..

    Je parcourais ce paysage ou rien d'autre à perte de vue, que

    l'eau et les montagnes.

    Un pause et un coup de gourde s'imposait.

    Un petit répit dans ma quête du camps.

    Quelque chose attira mon attention...

    Quelque chose d'humain semblait- t- il...

    Mais ce quelque chose était plusieurs, des formes

    humaines, oui , peut être, les unes à la suite des autres,

    mais irréalistement, reliées entre elles par un cordon ombilical

    translucide, , ajusté aux bras .., comme des pantins, ai-je

    pensé une seconde....

    On aurait dit des sculptures vivantes, qui passaient d'une rive

    à l'autre mais éthérés....Presque métaphysique..Et..Sans toucher l'eau....

    Mais où étais-je ?

    Que faisais- je là avec mes hallucinations débiles !!!

    Allez !! Avancer ! Oublier ces OMNI, (Objets marchants non identifiés)

    Trouver le camps, marcher encore, pour ne pas crever de folie ici !

     Le soleil avait eu raison de leur résistance.........Le fil ombilical

    était rompu, il ne restait plus que moi......

    Ils jonchaient le sol de montagne......L'eau bientôt les recouvrirait..

    Seule ! J'étais seule pour arriver au camps.........

    Cette longue marche depuis le vaisseau.Si longue.Si longue....

    Comment assurer notre survie si j'étais seule ? Notre planète morte,

    qu'allait il advenir de notre race ?

    La douleur me sumergea si fort que je regrettai que les eaux ne m'ai envahie moi aussi......

    Les larmes qui coulaient sur mes joues, je ne les sentais meme pas....

    Les sanglots secouaient mes épaules lorsque j'entendis crier au loin...

    Olénor, Olénor, regarde, regarde , j'arrive, ne pleure plus.........Olénor..

    Le son me parvenait si loin et étouffé que je croyais à un mirage....

    Mais le mirage était vivant et Kelonor était là......

    Il me criait de venir, de courir.....De regarder.......

    Je n'ai jamais couru aussi vite ! La joie laissait place a mes pleurs de détresse.

    Kelanor était vivant, mon Kelanor.......

    Je perdais le souffle, je devais aller chercher loin en moi, une prespiration salvatrice....

    Quand j'ouvris les yeux et respirais enfin, il était là !

    Là assis sur une chaise de rosier, au milieu d'une verdure si verte qu'on l'eue dit fausse..

    Mais que faisait il assis là, jetant au vent des papiers, des milliers de papiers.

    Ele posa la main sur son épaule tandis que devançant sa question, il dit

    "" Vois Elonor, vois, j'envoie les graines, vois, elles sont greffées aux mots

    que j'ai écris, regarde , notre planète n'est pas morte en vain.......

    Et il jetait, jetait tous les petits papiers sur l'herve verte de la prairie......

    Le camps n'était plus si loin et les graines levées leur indiqueraient le chemin.....

    Le comp, trouver ce camps, celui de leur survie.......

    Kénolor se leva, prit Olénor par la main et , ensemble regardèrent la 1ere graine se lever..........

     Kélanor et Olénor suivaient le chemin tracé 

    par les graines de leur planète, Zonadore..

    Ils avaient été choisis avec d'autres pour vivre et repeupler ce camps,

    une survivance de leur planète altérée.. Ce camps était pur et ils

    savaient que les erreurs passées, eux ne les feraient pas..

    La leur était devenue irrespirable.. Le progrès l'avait anéantie...

    L'énergie avait étouffé la nature, les vies, l'air.... tout....

    Celle çi possédait encore un camps de survie, seulement connu d'eux...

    Les graines fétiches possédaient le pouvoir de les y conduire,

    parmi d'autres .Mais le chemin serait long , très long encore..

    Olénor réfléchissait ; De peur de perdre Kélanor, elle proposa son idée.

    "" Prenons le lacet de ma robe et attachons nous les jambes,

    je t'en prie, ainsi on ne se perdra pas.. ""

    "" Mais nous tomberions Olénor..... ""

    Il lui prit le lacet noir et il l 'attacha au bras de chacun.....

    ""Il remplacera le cordon vois tu """

    Elle sourit , heureuse.......

    Le soleil chauffait, chauffait beaucoup et la soif allait venir.....

    Il dit pendant qu'elle le pensait,

    "" Il faudra bientôt s'alimenter et boire...""

    Elle répondit paniquée ;

    "" Mais as tu encore des graines ?? Je t'ai vu jeter tout au vent ?? ""

     Comment peux tu penser une seconde que j'aurais jeté toutes les graines du savoir ?

    """Je sais , mais je me sens si perdue que mon discernement en est altéré, pardonne- moi """

    "" Nous allons arriver au Camps, ne t'en fais pas "" répondit Kélanor, sur de lui..

    Ils avancèrent après s'être restauré grâce aux pouvoirs des graines..

    Cette planète nouvelle, Vénor, encore une énigme pour eux, 

    n'était sans doute plus très loin à présent..

    Et puis d'ailleurs, le Camps serait averti de leur arrivée et un guide serait là..

    Le Camps était le lieu de rassemblement des Zonodoriens !!

    D'autres avant eux étaient venus, ceux vaisseaux un, deux et trois...

    Eux , faisaient partie de la zone quatre...Mais ils ne restaient qu'eux deux..

    Kélanor pensait à sa vie, à sa planète quittée, pas par choix hélas...

    Tous les grandes personnes ont été des enfants mais très peu d'entre elles

    s'en souviennent.... Kélanor, lui, n'oublierait jamais son enfance, ni Olénor...

    Cette enfance, passée avec des masques, une combinaison, pour ne pas être

    contaminés, en respirant le peu de zonade filtrée qu'il restait encore dans l'air..

    Ici, sur Vénor, plus besoin de tout cela, ils sont libres de respirer, libres

    de leurs mouvements et libre de vivre enfin...

    Il en était là de ses pensées, quand au loin, il crût voir quelque chose bouger....

    Mais !! Mais !!! Oui c'était bien quelque chose et cela flottait

    dans le lointain paysage, vert, respirable, sain...

    Ils scrutaient tous les deux ce point à l'horizon qui s'agitait dans l'air !!

    Elle cria , hurla, s'agita, et lui, calmement dit ;

    C'est le drapeau du camps !!!........

     "" Es-tu sur que c'est le drapeau du camps ""

    ""Mais oui c'est certain ! Avançons ! ""

    Subitement, leurs pas semblèrent lourds, pesants et ils sentaient bien qu'il

    leur était difficile de marcher normalement et la progression se faisait

    à la lenteur d'un escargot, transportant des armées d'hirondelles

    en partance pour une migration salutaire...

    Le petit animal s'opacifiait dans le lointain d'un légère brume,

    comme sur un aube d'un jour nouveau, se levant au bout de la plaine..

    Kélanor et Olénor, voulaient rester courageux dans cette adversité

    qu'ils ne comprenaient pas trop bien...

    Mais où étaient-ils donc ?

    Sur le bas côté du chemin des graines, un vélo antique était posé sur

    sa béquille, un manteau - capuche accroché à sa selle..

    Quelle bécane étrange ! Il y avait des années que personne n'utilisait

    plus ce moyen de transport...Et comme ils voudraient pouvoir le faire ici..

    Le pas très lourd devenait usant et les efforts les essoufflaient..

    ""Regarde !! Regarde, un homme sur la chaise !! Il joue de la musique !! ""

    Stupéfaits tous les deux, il n'en croyaient pas leurs yeux,

    il y avait des lustres lumières que personne ne se servait de ces instruments canoniques.

    Mais en quelle année étaient - ils ? La perplexité , l'incompréhension s'emparaient d'eux

    à mesure qu' ils essayaient de se rapprocher de l'homme qui jouait..

    Eux sur Zonadore, quand ils voulaient de la musique, la pavé musical

    servait à cela, il suffisait d'effleurer la touche correspondante...

    Védor leur sembla tout à coup bien peu évoluée, étrange...

    Etaient -ils , finalement arrivés sur la bonne planète ?

    Pourtant l'air était sain.. Mais que c'était dur d'avancer..!!

    Bien que toujours attachée par le lacet noir, Olénor, se

    rapprocha encore plus de son compagnon.. La peur s'amplifiait..

    "" Allons voir cet homme étrange.. Il saura nous dire où nous sommes ! """

    Difficilement, ils avancèrent quand soudain 

    un mur invisible leur barra le chemin et ils se cognèrent dessus...

     Un mur invisible !! Voilà à quoi ils arrivaient...

    Voilà donc pourquoi, aucun des deux n'avaient entendu le son

    de la musique ! C'était donc un mirage ! Une image subliminale ?

    Mais où était le camps ? Les graines avaient indiqué ce chemin !!

    "" Kélanor, peux - être que la porte est plus loin ? ""

    ""Un guide devrait être là ? Tu as raison Olénor, longeons le mur ""

    Courageux et volontaires, toujours attachés, ils marchèrent..

    Kélanor avait posé sa main sur le mur, attendant l'instant où

    il sentirait une ouverture..

    qu'il faudrait mériter l 'entrée au camps ! Il comprenait pourquoi !

    Toutes ces déconvenues à répétition étaient sans doute voulues !!

    L'image derrière le mur changea subitement, plus de verdure, plus de musicien........

    Un ciel bleu sur un paysage de ville, perçu au travers d'un cadre façon valise ouverte

    sur la ville, avec en son contenu un bateau..sans eau, posé là, 

    sur la base du cadre ouvert sur le paysage !

    Quelle étrange et belle vision d'un autre monde....

    Etait - elle réelle cette image ? Ils s'étaient tous les deux figé quand ,

    dans ce ciel ,apparu un engin inconnu qui semblait descendre vers eux....

    Un chemin astral fluorescent paraissait leur indiquer la route à suivre !

    Etait - ce enfin le bon chemin du camps ??

     Le tracé fluorescent était apparu si subitement que stoiques, ils ne bougeaient toujours pas.

    Ahuris, surpris ! Comment se pouvait il que le camps soit dans une galaxie ? Il ne restait plus de Zonadaire à respirer la haut.......

    Le doute s'emparait d'eux...La peur aussi, mais celle de l'inconnue de la situation surtout...

    Oléanor réagit la première et donna du coude à Kélanor avec insistance..Sa dame de coeur

    commençait vraiment se poser des tas de question sur leur devenir....

    """ Allez viens... Prenons ce chemin, nous sommes attachés par le cordon, on ne se perdra pas n'aies pas peur """"

    Aussitôt qu'ils s'approchèrent du tracé brillant une échelle blanche apparue subitement à leurs pieds.......

    L' as du vaisseau posa le premier un pied sur l'échelle...Derrière lui, Oléanor suivit..

    Tous deux furent comme aspirés dans cette mouvance solide malgré la translucidité des barreaux

    Les sens déstabilisés, ils se serrent l'un contre l'autre...

    Ils ne pouvaient même plus penser et Olénor se mit à pleurer doucement, comme paralysée d'effroi

    et Kélanor sentit la chaleur de ses larmes dans son cou...

    Il resserra son étreinte, voulant la rassurer, bien qui lui ne le soit pas non plus...

    Il leur sembla que ce transport dans l'espace avait duré une éternité lorsque l'échelle disparut

    et qu'ils ne tombèrent pas.........Comme suspendus dans le vide alors que leurs jambes touchaient un sol invisible mais présent...

    Une voix, mais une voix sans personne, juste une voix dans leur tête dit ;

    """ Vous pouvez vous détacher, soyez sans crainte, vous êtes au camps """

    Ils se regardèrent, pensant sans doute la même chose ;

    Ils connaissaient cette voix là.......Trop bien...Mais que faisait elle là ?????

     La voix !! Mais ce n'était pas possible enfin...

    Elle ne pouvait pas être là ..

    Mais pourquoi ne voyaient ils rien, pourquoi

    n'entendaient ils que la voix ?

    Oléanor s'accrochait à Kélanor, effrayée

    comme jamais ...Ses larmes coulaient sur ses joues,

    s'insinuaient dans sa combinaison, mouillaient sa poitrine,

    que se soulevaient à une vitesse folle tant la peur l'imprégnait.

    Kélanor regardait partout, se retourna, scruta en haut de

    la capsule mais ne vit que les lumières du vaisseau.........

    Le tableau de bord n'était qu'un clavier, surmonté d' un écran..

    Personne n'était là pour les recevoir, personne autre que la voix !

    Ils ne voulaient pas l'entendre , non ils ne pouvaient pas !

    Ils avaient suivi le chemin des graines et les graines, jamais

    ne font d'erreur, ce sont les graines du savoir et du pouvoir.....

    Depuis leur départ, certes périlleux, elles les avaient aidés..

    Beaucoup de planètes leur enviaient ces graines d'ailleurs..

    Chaque planète possédant son pouvoir particulier, eux

    avaient les graines du savoir......

    Kélanor pensa à en jeter une sur la paroi ! Peut être

    saurait il pourquoi ils étaient là... Et où étaient Védor ?

    Etait -ce avec ce vaisseau qu'il iraient ??

    Il allait donc prendre une graine quand la voix de nouveau,

    leur dit, bien plus abruptement ;

    "" Passez dans le sas, vous en ressortiez , propres et

    vêtus pour le voyage suivant en partance pour Védor """

    Mais comment s'écria Kelanor !!

    ""Où es t on ? Que faisons ici ? Pourquoi êtes vous là ?"""

    Oléanor, qui pleurait encore, doucement, dit entre deux

    sanglots """ S'il vous plaît, montrez vous ! Vous ne pouvez pas

    être là !! Vous êtes morte sur Zonadore !! On a vu votre dépouille

    lancée dans le cosmos..!! """

    "" Allez dans la sas insista la voix bien connue, vous saurez tout

    et bien plus ensuite..""""

    Kélanor réfléchissait vite !! Jeter la graine ou entrer dans ce sas ?

    Quelques secondes de réflexion lui suffirent pour agir !

    Il enserra la taille de sa compagne et il dit d'air rassurant !

    "" Allez go !!! """

     Alors que Kélanor allait jeter la graine,ils furent "" entubés"".

    Au moins dans ce tube translucide, ils étaient fixés sur leur présence ici !

    C'étaient donc les graines qu'ils voulaient..

    Le piège du vaisseau avait fonctionné...

    La voix dit ;

    Jetez les graines dans le sas et je vous laisserai libres ""

    "" Elles ne vous serviront à rien "" répondit Kélanor..

    Le vautour des galaxies s'était fait passé pour mort sur Zonadore !

    Les sages l'avaient condamné et il s'était évadé pour mourir

    dans l'espace à ce qu'il avait été rapporté !

    Depuis des Zonelles, il voulait les pouvoirs des planètes et ainsi

    devenir la grand maître de l'univers...

    Ils n'étaient donc pas sur Védor mais ils savaient que les graines

    tuaient ceux qui n'en faisaient pas bon usage !

    C'étaient les graines du savoir, Kélanor jeta donc les graines

    dans le sas sans aucun remords, elle reviendraient vers lui, il le savait !

    La voix dans le vaisseau cria ;

    ""Pourquoi souriez vous ainsi ? ""

    C'est Oléanor qui,cette fois, répondit ;

    "" Vous le saurez très bientôt ""

    Elle se lova contre son amoureux et pensa comme elle était

    contente que tous deux soient encore attachés par le cordon noir..

    La seule pensée qui les traversa à ce moment fut ; 

    Mais où est donc Védor ? Où est le camps ?

    A ce moment les graines détruisirent le vaisseau piège et ses occupants,

    qui se désagrégèrent en perles noires dans le cosmos,

    pendant que tous deux se retrouvaient sur le chemin de verdure.....

    Les graines au chaud.

    Soudain, alors à peine remis de leurs émotions, se dessina sur le chemin,

    une image bien étrange mais vivante..Des engins bizarres, 

    roulant sur une surface dure traversée par des bandes blanches..

    Drôles de vaisseaux qui se déplaçaient avec des ronds de caoutchouc,

    sans propulseur. Jamais ils n'avaient vu cela ! Des panneaux bordaient la voie !

    Mais quelle était cette étrange vision que leur donnait les graines ??

    Ils n'avaient pas dit un seul mot encore que tout disparut aussi venu !

    Ils se regardèrent, interdits, mais stoïque malgré la surprise de l'effet !

    Oublier !!! Oublier cette vision et continuer !! Voilà ce qu'il fallait faire !

    Trouver le camps qui les mènerait à Védor !

    Seulement penser à ça !! Le camps !!

    Sans parler, ils avancèrent sur le chemin de verdure...

    Kélanor prit une graine, la lança..

    Dans le vide , face à eux, apparut une brèche qui s'ouvrait

    dans un autre espace temps.........Voilà sans doute le bon chemin........

    Sans réfléchir, ils se laissèrent emporter, sans peur, les graines savaient !

     Bien sur que les graines savaient.......

    Ils s'étaient donc jeté dans la brèche avec confiance..

    Pendant la traversée, ils ne sentirent rien du tout..

    Juste à peine s'ils entendaient des bruits ...

    Des bruits qui leur semblait familiers, même rassurants..

    Une porte qui s'ouvre, de l'eau qui coule, tiens des odeurs aussi !!

    Qu'ils étaient bien en fait, portés par cette douce et souple

    vague , comme sur un nuage de coton , si douillet qu'ils n'avaient

    pas la moindre envie de quitter. C'était le bonheur,

    c'était donc le camps, le camps enfin........

    Encore des cris connus, la porte qui claque, un moteur

    qui ronfle........Un bien être relaxant........C'est sur, ils étaient

    arrivés sur Védor et le guide allait leur réserver un accueil de roi !

    C'était quand même bruyant sur Védor........

    La voix devenait distincte, compréhensible....Elle disait !

    "" Aurore !! Allez c'est l'heure ! Lève toi ! Va réveiller ton frère !!

    Victor !! Debout !! Allez tu dois sortir Médor c'est ton tour ce matin !! """

    Quoi, quoi !!! Mais cette voix .......Mais c'est Maman !! Que fait ici Maman ??

    Elle sentit qu'on lui tapotait le bras.....Elle ouvrit les yeux........

    Ses yeux écarquillés, elle regarda autour d'elle et dit ,

     "" Ca y est ? On est arrivés ?? ""

    "" Quoi, on est arrivés ? Allez dépêche toi, on est pas mercredi, y'a école !

    Vite, le petit dèj est prêt ;

    Vous allez me mettre en retard pour ouvrir la librairie,

    et aujourd'hui mes commandes arrivent !! ""

    "" Maman, moi je suis prêt , j'ai mangé !! C'est Aurore qui dors assises !! """

    Aurore ne sait plus trop quoi pensé ; Alors c'était un rêve ...Rien qu'un rêve ??

    Quelle déception....Juste au moment où ils allaient voir ce paradis..

    Médor vint lui lécher les mains ; Il voulait sortir....

    Bon ! Se lever...se laver, manger, école, que de la routine quoi !!

     

     

    Ghislaine.Gruson.


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    Coline et Tom, nouvelles de 2015

     

    Coline et Tom..........

     

    Traînant le pas, les yeux hagards à cause de sa douleur

    elle suivait le sentier, recouvert de trèfles,

    elle s’appuyait sur le bâton en guise de cane.

    Au loin, le ciel laissait entrevoir les lumineuses étoiles qui bientôt,

    le couvriraient de nuit.

    Angelo avait proposé de l’escorter jusqu’ à sa chaumière, mais elle avait préféré

    faire un peu d’exercices pour remuscler sa jambe, souffrant d’un claquage..

    Elle atteignait la maison lorsqu’un inconnu l’aborda, sac à dos en bandoulière,

    il dit vouloir aller à la colline aux miroirs, elle lui expliqua que cette colline,

    qui tenait son nom de la légende de Zorenza, qui ,

    pour ne plus voir sa laideur, avait fait briser tous les miroirs de la région alentour.

    Elle avait prédit aussi que la colline serait

    le seul endroit où l’on trouverait la paix !

    En confidence , l’inconnu lui avoua qu’il connaissait la légende de Zorenza..

    Qu’il était né ici, plus bas, dans la chemin, près des bancs de pierre..

    Il lui dit aussi qu’il aimerait bien qu’elle l’accompagna la bas..

    Elle le dévisagea, le scruta et soudain dit…

    “” Oh c’est toi … C’est donc toi….Tu es de retour… oh … c’est toi..”””

    Il était donc là devant elle ! Elle s’appuya sur sa canne, chancela un peu tandis qu’il la retenait..

    Elle avait les joues rosies et les sens en émois de ses souvenirs qui, brusquement

    revenaient à sa mémoire aussi vivaces qu’alors..

    Elle sourit en pensant au jour ou il avait enfilé un costume à la James Bond

    et était venu lui offrir du muguet, attaché au bout de son arbre factice..

    Mais il avait fait cela d’une manière héroïque..

    Il était monté par le balcon pour faire son entrée fracassante, mais ce fut lui le fracassé..

    Le grillage avait cédé, déchirant le pantalon et la chemise et il s’était retrouvé en bas,

    tout déguenillé mais si sexy….

    Le tapis moussant du jardin doit encore s’en souvenir……….Elle aussi …

    –Pourquoi ris tu ? lui demanda t il ?

    –Oh rien..Je repense seulement au muguet…

    Il se mit à rire de bon cœur !!! Ah ce rire !! Tant attendu, tant espéré …

    –Laisse moi entrer souffla t il, il fait frais et tu dois souffrir, fit il , montrant sa cane…

    –Oui bien sur…Ma jambe ?? oh ce n’est rien !! Un claquage au sport..

    Elle tourna le clé , Tom la suivit de près , regarda, il sourit et dit ;

    –Tu n’as rien changé..Tout est comme dans mes souvenirs.

    –Oui Tom .. Alors pourquoi ? Pourquoi cette longue, ce terrible silence !! Pourquoi ???

    –Assied toi Coline je vais te dire mais avant dis moi , Ya t-il un homme dans ta vie ?

    La porte refermée sur eux, dans la pénombre de la petite maison, Coline attendait les aveux de Tom..

    Collée à sa chaise, pendant que Tom allumait un feu dans la cheminée..

    Il chatouilla le bois avec le bouffadou, tandis que Coline se demandait comment allait prendre fin

    l’émoi qui l’envahissait peu à peu ?? Allait –elle tout lui dire ??

    Déjà, lui dire, qu’à proximité, Angélo veillait sur elle depuis son départ..

    Qu’entre eux, le degré d’amitié s’était réchauffé !!

    -Alors Coline, tu ne réponds pas ??

    –Ecoute Tom, tu es parti si vite, sans un mot, on ne sait où !! Un coup d’aile et l’oiseau s’était envolé !

    -Je sais , je sais Coline mais Coline dis moi !! Y a t –il un autre homme ??

    –Oui Tom, lâcha Coline, oui il y a Angelo !!

    Angelo !! Angelo mon ami de toujours !! Mon frère !!! ???

    -Ah non Tom, ne l’invectives pas ainsi !! Ah non alors !! Il a été si bon avec moi et puis et puis….

    -Et puis quoi Coline ?? quoi !!!

    Mais heuuuu, Tom, tu m’as abandonnée, laissée sans nouvelles…

    Que voulais tu, que je devienne brodeuse comme Pénélope ???

    –Coline mais que voulais tu donc ? Que je t’envoie le corbeau, ce messager de mort, pour te dire que

    je ne pouvais plus parler ? Que jamais plus je ne pourrais vocaliser sous la douche avec toi ???

    Te dire que le début de la fin allait commencer ???? Que la mort prenait possession de ma gorge ???

    –Oui Tom oui tu aurais du le dire !! Il aurait fallu Tom. A présent….

    Laissant sa phrase en suspens, les larmes coulèrent sur ses joues, des larmes, que vite elle chassa

    d’un revers de main et que sur un ton de colère elle dit ;

    –Nous aurions lutté Tom, à deux !! La fuite n’est jamais une solution…….

    Un jour , j’ai retiré du mur de la chambre le beau tableau où tu nous avais

    peints dans la jonque, sur la rivière de la colline aux miroirs …Et j’ai continué à vivre Tom !!

    –Coline, écoute moi, pardon Coline…….Mais je suis là, j’ai bataillé et gagner Coline…

    –Ah Tom, le temps a passé, jamais un mot, une lettre, j’aurai attendu peut être.. Qui sait ???

    Angelo est là tu sais , depuis 6 ans il prends soin de nous, il est toujours là pour nous…………

    –Pour nous dis tu ?? Qui est ce nous Coline ???

    Coline se leva de sa chaise, alla à la fenêtre et regarda la maison d’ Angelo…….

    La lumière était allumée et il devait attendre Coline, elle devait passer chercher Genny..Sa fille…

    –Nous Tom, c’est ma fille et moi !!!

    –Ta fille ?? Tu as une fille !! Mais quelle Age a t-elle ta fille ?

    Elle a 6 ans Tom, Genny à 6 ans déjà…..

    –Mais mais.. balbutia Tom, 6 ans !! Mais je suis partie depuis presque 6 ans !!!

    Coline !! Coline !! Est – elle ma fille ?? Coline je t’en prie !! C’est ma fille ????

    Coline regarda Tom, le fixa et lui dit…Ton !! Ecoute Tom.....Heuuuuuuuuuuuuu,

    Elle hésitait, pensant que

    l’heure était grave, un grand vide emplissant la maison tout d’un coup..

    La maison, entourée de collines au nord , à l’est et au sud, un petit ruisseau venant de l’est traversait le jardinet,

    en face de chez Angelo qui devait mourir d’impatience, se demandant comment tournait la conversation..

    Il avait, lui, de suite, reconnu Tom, le matin descendant du bus et il savait qu’il attendait Coline au chemin..

    Il faisait bien nuit à présent et Coline entendait le clapotis du ruisseau en contre bas,

    qui allait rejoindre le barrage.. L’époque de sa construction était le mois et l’année où Tom l’avait abandonnée.

    Quelle célébration !!!

    Il l’avait rayée de sa vie, sans parole, à temps pour lui, venait il de lui avouer…

    Coline retourna sur sa chaise, refermait son gilet gris quand retentirent les douze coups de minuit à l’église..

    Tom la scrutait, impatient de sa réponse…

    –Coline, ta fille…Est –elle Ma Fille ???

    Il lui toucha l’épaule, lui prit la main, voulant lui témoigner sa sincérité et l’inciter à parler..

    –Tom !! Ecoute, pendant plus de six ans, Angelo était là et nous deux, ne partagions plus rien..

    J’ai mené cette course à la vie avec l’aide d’Angelo !!

    –Oui Coline, mais……Mais tu sais pourquoi.. Mais j’ai le droit de savoir non ??

    Coline picora quelques miettes des biscuits, but son thé tiède et dit ;

    –Assied toi Tom..Veux tu encore du thé ?

    –Non !! Je ne veux pas de thé !! Je veux savoir tu comprends !!!

    Coline tordait son mouchoir dans ses doigts, ses pensées filaient à cent à l’heure…

    Elle se devait de rendre hommage à Angelo pour son dévouement, sa présence et son aide !

    Mais devait elle des explications à Tom qui l’avait abandonnée, sans chahut mais aussi sans rien dire ??..

    Tom souffrait, tremblant comme s’il avait avalé une fiole d’arsenic !!

    –Ecoute Tom, le temps a passé, tu n’as jamais essayé de me joindre, jamais !!

    Je ne comptais pas pour toi alors de quel droit poses tu des questions ??

    – Mais Coline chérie, Je ne savais pas que nous avions eu une fille !!!

    –Tommy attends !!! Je n’ai jamais dit qu’elle est Ta Fille !!! Jamais !!!

    Angelo est toujours là pour elle , pour moi, toi non !!

    Il faut que je parle à Angelo, laisse moi à présent veux tu ??

    –Soit je pars, mais je ne m’effacerai pas cette fois, je reviendrai, je serai là demain..

    A demain Tom, lui dit elle , en refermant la porte sur lui….

    Angelo remit le rideau en place, il venait de voir Tom fuir la maison de Coline..

    Ninou s’était endormie dans la chambre d’amis..

    Lui avait elle dit ????

    Dans le ciel bleuté, sans aucune éclipse, la nuit immortelle suivant le jour intimement,

    avait associé pensées et réflexions nocturnes, empêchant Coline

    de sombrer dans un sommeil réparateur..

    Angélo, de son côté avait peu dormi aussi mais Ninou, elle , était fraiche comme à six ans !

    Elle avait déjeuné et demander ;

    –On y va quand chez Maman Papa Angélo ??

    –Des que tu seras prête ma Ninou..Après je te déposerai à l’école..

    Il prirent tous deux le sentier de la maison entourée d’un halo de soleil qui sans prévenir, avait envahit la vallée ce matin..

    Ils passèrent la charrette fleurie, dont les roses, perlaient des larmes de rosée..

    Ninou ouvrit la porte et se jeta dans les bras de Coline en disant ;

    –“” Youppie , j’ai dormi chez Papa Angélo moi !! “”

    –“”Oui ma chérie c’est bien mais va vite préparer ton sac , sinon tu va être en retard…””

    “”D’accord Maman !! Ca va ta jambe ??

    – “”Oui ma chérie et aujourd’hui plus de béquilles et ce soir je vais te chercher..”””

    Ninou s’engouffrait dans la voiture d’Angélo pendant qu’il regardait Coline intensément, interrogateur !!

    –“”Reviens, Angélo, nous parlerons….””

    Sur la route du retour, après avoir déposé Ninou, ses pensés se bousculaient…

    Coline avait elle dit la vérité à Tom ??

    Tom allait il lui ravir Coline ?? Allait il lui faire prêter serment ??

    Mais non, Coline n’était une oie blanche…..

    Mon dieu, il l’aimait tant depuis six ans…

    Angélo se rendit à l’ “Orangerie”, du village, il devait revoir l’électricité des néons endommagée par les pigeons..Ils avaient pourri l’éclairage..

    Ses pensées vers Coline et Ninon, ne le quittait pas. Chaque instant, il pensait à leur vie si heureuse..

    Il n’avait vu Coline que quelques moments ce matin et le retour de Tom lui laissait hors du temps..

    Qu’avait elle choisi de dire ? L’abcès serait il percé ??

    Sa nuit avait été courte , il avait épié la fenêtre de Coline et s’était peu reposé.

    Le réseau électrique réparé, Angélo rentra.

    Le portique était ouvert et stoïque, Tom se tenait devant la porte, une bouteille de champagne à la main !!

    –Salut Tom !! Alors de retour…Que viens tu chercher après toutes ces années ou tu as abandonné tous les tiens ??

    –Je viens te parler Angélo et triquer avec toi à notre amitié !! Et puisque Coline ne dit rien, toi tu dois savoir,

    tu as toujours été son confident, c’est logique que tu saches …

    – Toi ?? Un ami !!! Mais de quelle amitié parles tu après 6 ans de silence ??

    Ecoute Tom, je n’ai rien à te dire, attends Coline, elle ne va pas tarder…

    A ce moment la voiture de Coline se gara devant le chalet.. Coline les regarda…

    Angélo lui avait il dit ?? Mais non se ravisa t-elle.. Ce garçon est quelqu’un de bien, elle l’aime,

    il est idyllique .. Cynique Tom dit à Angélo ;

    J’emporte le champagne !! Sans doute une bonne nouvelle à fêter bientôt.

    Il entra avec Coline dans la maison.. Brusquement, elle s’emporta et parla..

    – Ecoute Ton, nous n’allons pas faire dans le tragique, assieds toi et ne m’interromps pas je te prie…

    Lorsque tu m’a quitté, j’étais effondrée, désespérée, mille questions en tête

    car toi et moi, n’avions pas eu de querelles..Jamais..

    Un soir, j’étais en panique, je me suis réfugié chez Angélo, quelques semaines après ton exil..

    Il m’a réconforté, mis de la musique, me faisait oublier , c’était magique, romantique..

    Tu comprends n’est ce pas ??? Tom ???

    –Ne soies pas pathétique Coline, je ne suis pas loufoque, j’ai compris,

    mais cela ne réponds pas à ma question ??? Soit !!.. Vous avez couchés ensemble, mais Ninon ???

    Ninon est – elle ma fille ??

    —Non Tom, elle n’est pas de toi, mais d’Angélo et je peux te dire qu’en temps que Papa,

    c’est une pointure aussi.. Elle porte son nom tu sais…

    Ironique, dépité, offusqué, Tom dit…

     Bravo Angélo…

    Il regarda Coline , eut une mimique comique de dégoût, et partit sans se retourner…

    Coline, Ninon, Angélo ne le revirent jamais…

     

    Ghislaine Gruson


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  •  

    Le passé oublié, nouvelle de 2016

     

    Le passé oublié (2016)

     

     

     

    Elle avait échoué sur la rive du lac, il y a plusieurs années maintenant.

     Secourue, aidée, elle avait trouvé refuge chez la famille Milan,

     après sa longue hospitalisation et sa convalescence !

     Si son corps n’avait souffert d’aucun traumatisme, il n’en fut pas le

     cas pour sa mémoire, qui semblait perdue à jamais…..

     Elle n’avait pas retrouvé ses souvenirs et, si on lui avait donné le

     prénom de Violette, c’est que ses yeux avaient des reflets violets….

     Il y avait eu de longues et vaines recherches, des avis placardés partout,

     des recherches effectuées par les gendarmes, des appels télévisés,

     et d’autres tentatives infructueuses pour trouver son identité !

     Quelques années avaient passées quand,

     par ce bel après midi de printemps, Madame Milan,

     reçu pour Violette un colis ! 

    Elle, que rien ne reliait à personne recevait un colis !!!

     L’effervescence gagna tout le monde et le temps sembla

     être suspendu pendant que Violette ouvrait le mystérieux colis ! 

    “”C’était un petit paquet, enveloppé de papier marron,

     entouré d’une mince ficelle,””….

     Le paquet contenait une missive, et quelques papiers d’identité

     au nom de Eva Mercier

     La lettre fut lue par Violette à voix haute, elle disait ;

     Ma chère Eva,

     Si tu lis cette lettre, c’est que je ne suis plus de ce monde !

     J’ai chargé une étude de te faire parvenir ce courrier

     si tel était le cas..

     J’ai su que tu avais survécu quand je t’ai jetée du bateau,

     j’ai su aussi que tu as perdu la mémoire,

     j’ai donc pu réussir mon plan, et il a fonctionné à merveille,

     j’ai pris ta place, j’ai pris ta vie…. 

    Cela a été si facile, nous nous ressemblions tant et voilà

     pourquoi je t’avais demandé de ne pas révéler aux tiens mon existence !

     A l’étude, il te sera remis le rapport de ces années ou

     j’ai pris ta place auprès de ton mari, ta fille, ta famille,

     même ton argent que j’ai fait prospérer…. 

    Violette ne put en lire plus, la lettre tomba de ses mains

     et elle s’évanouit.

     Je devais être morte, et pourtant je suis là, chez moi , dans cette maison, après avoir lu la lettre maudite !

     La lettre de celle en qui je croyais, celle qui se disait mon Amie, ma soeur..

     Celle qui m’avait tout pris, ma vie, mon mari, ma fille !

     Celle qui savait que je n’avais pas péri en mer alors qu'elle m’avait jeté pardessus bord !!

     Celle qui savait que, de ma vie et mes souvenirs, je ne savais plus rien !!

     Ma mémoire s’était engloutie dans les eaux, d’où l’on m’avait sauvée. 

    Eva, prit le chemin de la vérité, anxieuse de la rencontre, et arrivée elle

      regardait cette maison qui fut sienne, cet homme si beau au regard doux, cette jeune fille

     qui, étrangement me ressemblait tant, ma fille... Sa fille oubliée elle aussi....

     Je m’appelais donc Eva Mercier ; Mais Violette Milan, je l’aimais bien ce nom,

     et puis je m’y étais habituée depuis ces années…

     Eva les regardait, scrutant leur visage, espérant le déclic des souvenirs enfouis.. Mais Rien !!

     Sa pauvre tête endolorie, résonnant encore des révélations lues, tournait un peu..

     Cécile, la jeune fille au teint de pêche, à la chevelure longue et brune, la regardait de ses

     yeux couleur myosotis, pareils aux siens..

     Elle se tenait près d’un meuble..

     Doucement, elle vint vers Eva, lui prit la main, l’embrassa ,puis la prit dans ses bras,

     en murmurant ;

     “”Ecoute Maman , écoute, ferme les yeux, écoute..””

     Une musique résonna dans le salon, et une voix égrena des mots sur une musique douce..

     Eva l’écoutait cette chanson, écoutait ses mots, sa mélodie…

     “”Cécile, ma fille,” disait la chanson..

     Eva regarda sa fille, son mari, à nouveau sa fille et puis ne vit plus rien ;

     Elle venait de s’évanouir…

     Elle venait de recouvrer la mémoire........

     

    Ghislaine Gruson

     


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  • Souffrances

                         Sur le fil de sa vie d'errance,                       

                           elle joue des rimes en confiance,                       

    elle tisse les mots d'espérance

    sur les cordes de nos romances,,

    Entre mers et montagnes, en partance,

    elle nourrit son âme d'élégance ;

    Elle vit de phrases avec vaillance,

    sans jamais perdre le fil de sa chance.

    Entre ciel et terre, l'attrait de sa dépendance,

    aux mots la laisse en créance,

    dans la liberté d'écrire avec aisance

    les choses de la vie, sans aucune outrance.

    Chaque mot posé, comme en instance,

    d'une suite logique, dans la vibrance

    des sentiments avoués, sans arrogance.

    Elle fait des lignes dessinées une nuance.

    Voilà que ses rimes, elle les balance, 

    comme on jette au feu sa souffrance,

    pour la faire mourir avec croyance,

    et revivre enfin une nouvelle naissance !

    Doucement, elle s'apaise un peu, elle avance,

    Elle arrive alors des lors, à prendre ses distances...

    La fin de son délire mis en gérance...

    Ailleurs l'attends la toute dernière échéance...

    Mais c'est encore et toujours la forte assurance

    de ses rimes qui fait la belle alliance,

    des sentiments empreints d'empathie et d'attirance !

    Il est temps, se dit -elle de prendre des vacances !

     

    Ghyzou

    Ecrit en 1999 à l'annonce de mon cancer. 


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  •  

     

     

    La vioque friquée pleine de cloques s’est toquée de l’évêque.

     

    Elle le traque pour lui donner la trique, Voilà sa quête !

     

    Elle prends des risques la vioque.

     

    Mais que nenni, l’évêque est un saint angélique !

     

    Elle pique des colères et abuse des liqueurs en flasque !

     

    Ses cheveux laqués, les yeux aqueux, elle ajuste sa tunique.

     

    Elle s’en va au troquet, pour allumer Quentin le laconique.

     

    La vieille relique, elle veut vraiment de la fornique,

     

    elle veut queuter, quitte à attraper des tiques,

     

    car cela se sait , Quentin, la douche, c’est épisodique !

     

    Quentin, il vient de loin c’est un polaque,

     

    Il ne planque jamais son paquet, Pas pudique.

     

    Mais la vioque se dit “” Pas de panique “”

     

    Elle a une douche…Elle fera dans le romantique.

     

    Dans l’optique de faire dans le pratique,

     

    la vioque l’invite chez elle, pour un pique nique !

     

    Le mec drastique, à la gueule de métèque,

     

    rajuste ses frusques et lui dit, ironique,

     

    Va faire tes frasques ailleurs, j’chui déjà maqué..

     

    Et dans le bar, contemple les fresques..

     

    Ghyzou

     


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  •  

    Pour toi MV

     

    Sous mes silences, il y a mes cris

    et si tu écoutes bien, ils sont là.

    Rangés dans mon coeur vieilli,

    écoutes car ils souffrent pour toi..

    Mes souffrances dansent ton désespoir,

    issu du vide de ta solitude,
    prends ces mots pour ton grimoire !

    grave les dans tes certitudes,

    Fais en ta force pour l'espoir.

     

    Ghyzou

     


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  • Le Poète visionnaire

     

    Lui, mon fils...

     

    En quelques mots,

     ce troubadour

    Soulage tes maux

    Avec son Amour.

     

    En quelques phrases, 

    Ce poète visionnaire

    Te remet en phase, 

    soulage tes colères.

     

    Il sait, il connait l'empathie.

    Souffrances d'enfance,

    ont meurtri sa vie,

    longtemps, l'ont mis en carence.

     

    Ce troubadour de l'amour,

    devenu poète visionnaire,

    ne cherche rien en retour,

    mais donne du haut de son aire.

     

    La peur, les dépendances,les doutes, 

    il les a maîtrisé enfin,

    il n'est que dans l'écoute,

    écrivant ses mots en chemin.

     

    Il scande ses vérités, ses douleurs,

    il les offre à la scène des poètes,

    il scande tous ses mots libérateurs

    il slame son coeur comme son être..

     

    L'enfant à surmonté l'inconnu,

    l'oiseau s'est envolé

    l'enfant qu'il était , a disparu,

    l'homme poète est né..

     

    Ghyzoun

     


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  • Le Tatoué

     

    Le Tatoué

     

    Tel un tableau vivant, il exhibe son corps

     revêtu de couleurs, d'images..

    Chacune d'elle est le signe d'un passage,

     d'une action, d'un sentiment..

    La passion des mots tus incrustés en lui 

    comme un écrivain qui encre

    ses mots sur le papier pour écrire son livre,

     lui encre son corps pour

    offrir ses sentiments, ne pouvant les nommer.

    Il les expose au grand jour et 

    ressemblant au voyage d'un nomade,

    chaque moment, chaque lieu, un homme,

     une femme, un enfant, se pose

    dans sa chair et le comble de bonheur..

    L'ambulant d'amour 

    est une oeuvre d'art qu'il a composé 

    de tous ses sentiments secrets.......

     

    Ghyzou


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  • La sentinelle

     

    La sentinelle du Rocher , oh gué oh gué !! 

    Il était là, à guetter on ne sait quoi, dans sa guérite,

    avec ses drôles de fringues, semblant nous narguer avec orgueil.

    Le flingue à la ceinture, pour l’instant, les yeux un peu blagueurs..

    Une longue écharpe qui tangue au vent, au dessus de lui,

    sur son abri de guerre, tout blanc , comme naguère !

    Oh gué Oh gué !!

    On l’avait relégué là, ce mec bègue, sans aucune vigueur,

    un peu largué, la gueule rugueuse qui aurait besoin d’un onguent

    comme le matelot de retour de bringue qui navigue, peut en avoir besoin,

    au retour d’un voyage dingue et interminable.

    La pauvre, on l’aurait cru drogué tant il semblait divaguer de fatigue.

    Il n’était guère homme à draguer avec sa tête de guenon ,

    malgré sa taille de guêpe et son odeur de muguet des bois ..

    Oh gué Oh gué !!

    Il avait plutôt une tête à se trouver à la morgue, comme un gueux

    qui n’a jamais guéri d’un mal de langue.

    A côté de lui, posée, une Gueuze, au surnom évocateur de mort subite !

    Elle ne devait pas être la première, vu la langueur vacillante du gus qui sort

    d’avoir élaguer sur les hauteurs, mal assuré et sans rigueur !

    Pareil à une figue déconfite, le pauvre n’est pas en voie de guérison ..

    Son cerveau mal irrigué, les yeux dans le vague à présent, l’air d’un fugueur aux aguets

    qui a trop dansé la gigue et s’apprête à voguer d’ivresse !!

    Dans quel guêpier s’est fourré le gars ?

    Le pauvre mec bègue !

    Empêtrés dans ses guêtres léguées par le Rocher, il semblait en guenilles pourtant.

    Tout cela, car il sortait de ginguette avec la belle de jour ,

    une fougueuse dévoreuse de jeunes pousses de caleçon !

    Elle s’était déguenillée pour lui, à peine, avait il avait brigué sa compagnie..

    Elle venait de larguer son copain zingueur aux bagouzes d’or, trop longuet

    à la détente et puis ce n’était qu’un ancien collègue et en plus, il schlingue disait elle !

    Le mec, il pense qu’il aurait mieux fait de rester géologue dans sa garrigue natale

    à dialoguer avec la nature et passer les gués en sifflotant !

    On ne le reprendrait plus à intriguer de la sorte,, pour se retrouver guetteur

    de quelques foldingues, prêts à divulguer la moindre info du Rocher.

    Oh gué Oh gué !!

    Il avait été subjugué par ce métier, après avoir vu le reportage sur la Madrague

    où se côtoyaient les sentinelles  et les célébrités du Rocher..

    Mais rien ne lui sert d’épiloguer de la sorte, il devait rester dans sa petite guitoune.

    Il espérait à nouveau déguerpir de là, il avait postuler sur le blogue

    du Rocher, avec fougue,  comme garde du corps de la princesse..

     

    Ghyzou


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  •  

    Dix ans seulement..

     

     

    Seulement dix ans, nous avons eu dix ans avant que tu ne partes là haut..

    Tu n'avais pas le droit, faire de moi une veuve ? c'était encore bien trop tôt..

    Dix ans, un enfant, des souvenirs, des regrets ,il n'en reste que des photos..

    Il reste les mots que je laisse tomber pour gonfler un peu plus le caniveau..

     

    La vie a continuer, la vie a repris son droit, mais je ne t'ai jamais oublié.

    Je ne peux pas oublier .......Tu es toujours là, invisible à mes côtés......

    Je n'ai pas oublié ta voix, ni ton sourire, ni tes yeux....Combien on s'est aimés..

    Toujours au diapason, d'un regard on s'enflammait comme aux jeunes années..

     

    Tu fus l'homme d'une dizaine de ma vie, de ton vice, tu n'as pas survécu.......

    Tu fus l'homme d'un chagrin, celui qui plus jamais ne m'a secourue..

    Toi qui me fit veuve, toi qui me fit souffrir , accréditée d'avoir un tel statut..

    Dix ans à te supplier, à essayer, à combattre ta dépendance irrésolue.....

     

    Tu m'as laissé, atteinte d'un manque qui ,à jamais ne me quittera, ta présence !

    Manque  de toi, le vrai toi, sans artifice, celui qui, sobre me portait assistance....

    Tu m'as préféré un vice désastreux, qui ne nous a laissé aucune chance......

    Seulement dix ans.. Puis j'ai de nouveau aimé, mais jamais rien de  plus intense..

     

    Ghyzou/p>

     


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  •  

    La Vilaine

    La vilaine

    On l'appelle la cheftaine, cette fouineuse,

    elle ne badine pas avec ses fines phrases,

    jetées avec haine sur le papier ou dans l'air du vent,

    parfois sans aucune pertinence, ni gainées de gentillesse d'ailleurs..

    Elle achemine ses mots, inefficaces pour certains, inexpliqués

    pour d'autres.. Quelques inepties se glissent parmi ses mots inédits

    et puis sur sa bobine se lit son esprit de taquine vilaine à la trombine aigrie..

    Elle ne joue pas d'inertie avec ses babines et ses mots en flocons de ronces,

    feraient même fuir un gentil minet quand sonnent les mâtines..

    La voilà montée sur son éminence pas si grise et raréfiée de neurones,

    telle la reine se targuant d'un franc parler soi- disant sur le ton de la badinerie,

    mais pourtant ressenti comme un envoi de chevrotines

    qui pousse à se débiner, en courbant l'échine..

    Gouverner un continent ferait ra renommée de despote

    et elle serait ravie de siéger au ministère de la mesquinerie !

    Que dire d'autre de cette mescaline dont les toxines

    font du trampoline dans les couloirs de ma routine

    et récrimine, réexamine les sujets pour en trouver

    une faille et pouvoir fulminer ses humeurs assassines continuelles ,

    comme une litanie...De ses comptines verbales,

    je m'en balance les osselets, comme de mes premières protéines,

    pourtant pas si anodines... Cette bécassine n'est pas ma cousine,

    fichtre, c'est ma frangine !

     

    Ghyzou

     


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  •  

    Tu veux m'essayer ??

     

     

    Tu veux entrer en moi comme dans un dans un livre ouvert ?

    Tu veux partager ma couche sans avoir à faire le lit ?

    Comme ça, comme on entre dans un  champs désert..

    Mais à qui donc crois tu parler bel étalon abruti ?

     

    Ta fougue et ton assurance ne me feront pas succomber..

    Il me faut bien plus qu' un beau corps d'homme sexy,

    Il me faut bien plus encore si tu veux me charmer..

    Sers toi de ta tête et pas de celle  qui se dresse ici...

     

    Tu veux me troubler, avec moi, t'envoyer en l'air ?

    Ecris moi des messages plein de sensation,

    Parle moi de choses inconnues, extraordinaires.

    Envoûte moi de ton intelligence, avec émotion...

     

    Si tu veux que de mes mains expertes, je te touche

    si tu veux mon chemin d'offrande, soies intelligent

    et tu palpiteras de sensualité sous ma bouche...

    Fais moi découvrir l' homme  que tu es vraiment...

     

    Ghyzou

     


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  •  

    La veuve

    La veuve 

    Assise sur le banc de ses souvenirs, 

    elle caressa de sa main l'endroit où il s'asseyait !

    Elle versa une larme  dans un son soupir de douleur 

    qui la  laissa bien désespérée.

    Elle se souvient du denier baiser, 

    du dernier souffle , au bout d'une nuit sans sommeil, 

    où le matin, tous les jasmins étaient fleuris, 

    comme pour l'accompagner à son ultime voyage... 

    De lui, il ne restait rien, 

    pas même un enfant pour lui rappeler

    son compagnon de vie depuis cinquante trois ans... 

    Rien, il ne restait rien que ces souvenirs et ce banc.

     

    Ghyzou

     


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  • La vouivre

    La vouivre 

    Telle la vouivre, elle survole mon âme, envahi mon esprit embué,

    ivre d'idées déprimantes... Elle est là, à me suivre dans le givre cafardeux

    de ma dépression d'hiver, dans cet état morbide et semé de poivre mortel

    qui se propage dans mon corps en détresse.

    Mais ce qu'elle ne sait pas cette vouivre là, c'est que je

     suis le guivre qui va la détruire, la rendre poussière pour finir en cendres,

    que je sèmerais au vent, mais qu'avant, de mes pattes de pourceau, 

    je l'écraserai avant qu'elle ne me transforme en statue de cuivre,

    offerte aux pigeons qui me fienteraient dessus !

    Je vais survivre,

    je vais vivre, elle n'y pourra rien !

    Je vais poursuivre mon ascension au delà de ce mal- être

    pour revivre...

     

    Ghyzou

     


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  • La Faucheuse

     

    la Faucheuse

     

    Les blés était déjà hauts dans le champs, le moulin n'attendait plus que le fauchage,

     il fallait surveiller à ne pas rater la vernalisation car le printemps était bien en avance cette année. 

    Les grains sont beaux et joufflus et ils tendent avec malice leur corps au ciel......

     

    Justine est là, respirant cette sérénité, ce calme, juste la brise qui fait onduler les épis..... 

    Hier encore, elle était dans cette grande chambre, toute capitonnée, mais à présent, 

    elle était là et heureuse !Son grand sac à côté d'elle, rempli de papier à dessin, 

    d'un gros pot de terre, plein de sable gris......Justine avait cette beauté étrange, 

    parsemée de taches de rousseur et des yeux qui semblaient ne pas voir, fixes comme 

    ceux des poules ! le regard ailleurs de ceux qui ne comprennent pas. Son grain de peau 

    était blanc comme le sel, comme ceux des gens qui ne sortent pas beaucoup.........

     

    De loin, on aurait pu la voir, dans le champs de blé, déversé le contenu de son gros pot en terre ! 

    Le vent léger lui renvoyait sur le visage, qu'elle essuyait d'un revers de manche quand elle eut 

    tout versé ! Elle riait, fort ...Hurlait son bonheur au champs , au ciel, à la vie. 

    Elle jeta son sac loin derrière elle et courut encore, toute joyeuse, comme après une bonne farce ...

     

    Elle courut à travers les blés et se retrouva sur la route. On aurait dit 

    qu'elle sombrait dans la folie quand elle se laissa capturer par les hommes en blanc 

    qui la firent monter dans leur grande voiture blanche aussi ! Elle pensa alors ;

     

    "" Est - qu'ils savent que j'ai brûlé les os du directeur et 

    que j'en ai fais de l'engrais pour les blés ??? """

     

    Elle se mit à rire quand une autre pensée lui traversa l'esprit !

     ""Ils ne pourront jamais retrouver son corps car j'ai veillé à tout bien manger !! ""

     

    Ghyzou.


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  •  

     

    La Nature,

     

    Ode à la nature

     

     

    C'était un joli mois d' Octobre, dont les tons Ocres bordaient les Orées des bois,

    Ouvertes sur les Ouvrages de la nature qui s'Offraient comme des Oasis

    aux Odeurs d' Orchidées, d' Oeillets, de verdure..

    Ces Offrandes étaient des Oboles de vie qu'on Observe et qui n' Ont pas encore

    subit les Outrages Où les Offenses des ignorants de notre belle terre !

    Il me plaît ici de remercier ceux qui Oeuvrent  dans l'Ombre et Orchestrent

    pour nous ces Opéras d' Oiseaux, tout en Officiant sans Omettre de laisser

    des Onguents magiques qui soignent nos arbres si majestueux, malgré les Orages vécus.

    Ils ont l'Ossature impériales, se dressent vers le ciel en Osant grandir avec Orgueil,

    pour nous Offrir cet Océan de plaisirs..Ils font Obstacle au soleil trop fort Où

    nous nous reposons à l' Occasion d'une balade, Occultant ainsi nos soucis Obscurs !

    Dans la nature, On  Oublie les Objets ennuyeux de la vie qui nous Obligent à réfléchir..

    Ceux qui nous Obsèdent et nous Oppressent avec Obstination...Ici l' Ordre règne en sage !

    Cette nature mérite bien cette Ovation de mots qui Obéissent tout simplement à un respect !

    Quelques Onces de vérités pour sa beauté ! Cette Odyssée de joie, de naturel...

    Sans elle, ne serions pas les Orphelins d'un bien être Original dans l' Opacité

    d'une vie incertaine ?

     

    Ghyzou


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  • Sa Faute

    Sa Faute.

     

    Elle est là, sur le pont, où deux fois par semaine, elle passe par ce chemin secret.

     

    Elle va le rejoindre, elle le doit, c'est son fardeau, son secret dans le silence

     

    de ses nuits, dans la lumière de ses jours....C'est son erreur, c'est sa faute..

     

    Elle paie le prix du silence, de son silence.....

     

    La lumière translucide sur le pont la transporte dans son monde de peur !

     

    Dans son monde où chaque heure peut être la dernière !

     

    Bientôt dix sept ans qu'elle passe sur ce pont, qu'elle prends le chemin

     

    qui la mène vers lui, vers sa douleur, vers son calvaire..

     

    Mais jamais elle n'abandonnera, jamais elle ne faiblira, elle doit payer ! !

     

    Même si sa souffrance lui pèse, la vieillie de plus en plus,

     

    même si le port de ce fardeau est terrible, elle ne peut renoncer !

     

    Elle, c'est la mère d'un tueur, elle, c'est celle qui n'as pas su voir !

     

    Elle, c'est celle qui a mis au monde cet assassin, elle qui va le

     

    voir deux fois par semaine dans sa prison, elle, dont personne ne sait

     

    qu'elle est la mère de cette homme qui a tué tant de jeunes filles..

     

    Elle qui a engendré ce garçon au cerveau dérangé, elle qui n'as pas vu

     

    la folie de son fils. Elle qui a tout quitté, mari, amis, famille, ville, pays, pour malgré 

     

    toute sa souffrance, malgré l'horreur, rendre visite à son tueur de fils.

     

    Elle , qui ne pourras jamais abandonner celui qu'elle a mis au monde !

     

    Ce chemin secret, sous la lumière translucide, c'est le prix à payer !

     

    Ghyzou

     


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  • La captive

    La captive

     

    Aujourd'hui, elle devait fêter ses dix ans de Noces.

     Mais elle était comme un écheveau envahi de moisissures, déposé là par le temps, 

    vieillie.. Ce temps qui depuis longtemps l'avait transformée de vésanie en vésanie 

    plus délirante les unes que les autres au gré de fantaisies abjectes. 

    La graine, un jour avait poussé dans son cerveau, parmi la mousse d'une poignée 

    de souffrances aux errances de ses peurs.. 

    Sur la vitre, elle trace des accents circonflexes et des barres de pourquoi , 

    des dessins incroyables au talent des folies ancestrales, 

    punie par des sorts imaginaires, jetés par les sorcières d'antan 

    qui empoisonnaient l'eau des fontaines pour punir les femmes infidèles.

    Elle était le sacrifice offert à l'homme de ses noces, ce barbare qui, 

    depuis dix ans avait d'elle l'objet de sa perversité. A chaque anniversaire, 

    elle devait se soumettre à ses fantasmes les plus cruels et avilissants.. 

    Mais elle savait aussi que cet anniversaire-là serait le dernier. 

    Ce soir, à lui aussi, ce sera son dernier anniversaire !

     Ce soir , elle savait comment. 

    Il lui suffisait de ne pas trembler et de frapper au bon endroit. 

    Ce soir les noces ne seront plus , ce soir ce seront les noces de la délivrance .

     

    Ghyzou


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  •  

    Le veuf

    Le veuf

     

    En ce printemps nouveau, comme tous les ans depuis la collision,

    il était là, sur le banc, dans le jardin des souvenirs, où, reposaient les cendres

    de celle qu'il n'oublie pas.

    La nouvelle de son décès fut comme une explosion de douleur infinie,

    comme une vie sans soleil, sans air, sans ciel, sans elle pour le faire rêver !

    Il ne la verrait plus jamais être si fière de son activité préféré, la broderie

    qu'elle aimait tant et qui était sa grande passion....A la maison, 

    toutes parlaient d'elle !

     

    Il était là, les yeux mouillés, le coeur en morceaux....

    Il avait fait de ce jour sacré, son pèlerinage......

    Il restait là toute la journée, partageant sa baguette de pain avec les oiseaux

    comme elle aimait tant le faire, comme en hommage....

    Quand, quelques poussières volaient autour de lui, il se disait que c'était un petit

    bout d'elle, qui dans un souffle d'amour venait lui déposer une caresse sur son visage et alors,

    il laissait couler ses larmes, ne les retenaient plus...Quand le soir déclinait, quand les oiseaux

    ne chantaient plus, avec regret, il se levait, emportait son lourd fardeau, essuyant ses yeux

    d'un revers de manche, le pas triste et le dos voûté des hommes de peine.........

     

    Ghyzou

     


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  • L' attente espérée

     

    Dans le refrain de sa solitude, 

    ses pensées dansent la sarabande des souvenirs.

    C'est le passeur de rêves qui le visite 

    et laisse dans son cerveau les prologues 

    d'un oubli qui tarde à venir... 

    Mais il le sait. Jamais l'oubli ne viendra !

    Devenu âgé et chauve, il voit toujours son visage, 

    il entend toujours sa voix...

    Et quand il trouve le repos, 

    ses yeux se ferment sur son image.

    Quand va-t-il prendre la voie astrale qui mène à elle ?

    C'est cela son obsession... 

    La seule dont il a vraiment envie depuis longtemps.

    La rejoindre, être auprès d'elle enfin..

     

    Ghyzou


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  •  

    Amour virtuel

    Amour Virtuel.

     

    Comme un pantin, animé de ton amour, 

    je t’écrivais des lettres, de ma plume épistolaire.

    Je fouille dans mes souvenirs perpétuels, 

    là où tes courriers étaient, comme un assortiment de douceurs, 

    dans l'échange à distance de nos ‘je t’aime’ .

    Jamais d’essoufflement à notre liaison amoureuse 

    et j’en étais  toujours pétrifiée d’extase !

    Le jour ou l’on s’est retrouvé, t’en souviens tu ?

    C'était sur un poème de tristesse

    Tu m’avais emmené au restaurant virtuel..

    Ce jour là, vois tu mon Amour,

    même la carte du menu en couleur,

    était comme des mots d’amour de toi…

    Ce qui n’était qu’une relation amicale, 

    est devenue plus fort et n’a jamais souffert de train-train…

    Regarde !!! Toi et moi, étions là, à nous écrire secrètement

    sans que personne ne se doute de notre correspondance .

    Sans que jamais ne soit dévoilé

    ce secret qui n'appartient qu'à nous !

     

    Ghyzou

     


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  •  

    La détresse de la plume

    La détresse de la plume

    L'eau coule vers à la rivière, sans mégarde

    mais la plume légère que je regarde

    s'envole dans le vent, tout fêtarde,

    virevolte un instant, se fait zonarde.

    La plume blanche, égarée, flemmarde,

    elle tournoie encore et se pose débrouillarde,

    doucement sur le gravier, en bonne chauffarde.

    comme mes mots en prose, telle une bavarde.

    Plume légère déshabillée en vraie paillarde,

    D'où viens tu ma jolie plume si gaillarde ?

    D'un oiseau ailé se battant à la hussarde ?

    Où as tu vécu ? Dans quelque village de lombarde ?

    Serais-tu dans ton vol de chute , revancharde ?

    Cherches tu l'horrible intrus qui t'as fait si vieillarde ?

    Ne cherches plus feuille légère , l'idée est vicelarde,

    mais je le connais c'est l'hiver qui fait sa bravarde !

     

    Ghyzou 

     


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  • Amis ou Ennemis ?

    Amis ou ennemis ???

     

     Dans le brouhaha, chacun lance sa phrase, les sons deviennent inaudibles, je deviens fébrile, 

    j'ai l'impression que l'air s'est raréfié ! Que les murs rétrécissent à vue d'oeil, que le plancher 

    s'enfonce dans un abîme fantasque et insensé ! Je sens mon corps qui se balance, 

    les lumières font étinceler mon cerveau d'éclats lumineux et dans l'instantané, 

    je sombre dans l'inconscience, dans un trou noir dans fond.... Quand à nouveau, 

    j'ouvre les yeux, ils sont là, les soi- disant bien pensant ; Leur fourberie cachée 

    hypocritement dans leur compassion feinte ! Je reste pelotonner sur ce canapé ! 

    Je referme les yeux, les laisse s'apitoyer sur mon sort, sachant que leur fausseté intéressée,

    je la hais, je la vomis de dégoût. Je veux qu'on me laisse ! Je veux partir 

    Je ne veux plus les entendre tous leurs mensonges, plus les voir, m'en aller, 

    fuir cette horde de faux - culs, qui depuis que je suis devenue riche, ne me quitte plus...... 

    Mais où étaient- ils lorsque chaque mois était une survivance ???? 

     

    Ghyzou

     

     


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  •  

    La démente

    La démente

     

    Les yeux bleus fixent la fenêtre, se font furieux, cherchent la goutte !

    La psychose de la goutte s'empare d'elle, la douce folie s'insinue

    dans son ordinaire quotidien ! Elle ne maîtrise plus rien !

    Elle s'agite !! La goutte, elle la veut !!

    Elle crie à l'abandon outrageux d'une goutte de pluie !

    La voilà qui devient zinzin !

     

    C'est qu'elle est une artiste , et cette goutte, elle devait la poser

    dans son livre de contes, pour illustrer l'extravagance de sa réalité !

    Son histoire va manquer de sincérité, c'est sur !! La voilà qui pleure !!

     

    Elle insulte son aliéniste, pense à la camisole de la dernière fois !

    Elle se calme et son regard se fait étrange ..

    Elle s'habille, pour une escapade , prends son parapluie et 

    un pot avec son couvercle et elle hurle en passant la porte,

     

    "" Il va bien voir quand je vais lui ramener la goutte que je ne suis pas folle ""

     

    Ghyzou/p>

     


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  •  

    Le cabotin

     

    Le Cabotin.

     

    Il fait le beau, les cheveux en brillantine,
    il a l'humeur, ce matin cabotine;
    la- haut, quand il la siffle sur la colline..
    Elle le reconnait de loin, le devine.
    La demoiselle, jeune et jolie citadine,
    elle, n'a pas l'humeur aussi câline..
    Elle n'aime pas qu'ainsi, on la badine,
    qu'on se moque de sa belle capeline..
    Elle n'aime pas la façon dont il butine..
    Cela la déroute et la chagrine..
    Elle n'est pas encore sa petite copine !
    Et donner ses faveurs, n'est pas encline,
    elle déteste que Monsieur, ainsi la domine !
    Lui, de rire, s'esclaffe, rit et couine !
    Il lui fait son regard enjôleur et la baratine !
    Il sent qu'elle va céder à ses combines..
    Sur ses lèvres, un sourire se dessine,
    pendant que vers elle, il chemine..

     

    Ghyzou

     


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  • La frivole

     

    Flora fait sa petite mariole,

    autant que sa frivole !

    Elle flamboie avec ses babioles,

    affichées comme ses guibolles,

    garnies de bas floricoles !

    Elle braille de la fiole

    le flaire fébrile,au blair qui rissole.

    L'ambre de ses yeux les affole,

    et son chant de merle racole !

    Le maire lui offre des caramboles,

    mais c'est la bière qu'elle picole !

    Flora va se prendre une torgnole,

    si elle persiste et affriole

    cette flambée de croquignols !

    Son Fabio,avec la fidélité jamais ne rigole,

    quand sa Flora se la joue de traviole !

    Ghyzou

     


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  •  

    La tapineuse

    La Tapineuse

     

    Sur la promenade des anglais, peu farouche,

    elle se balade avec ses fanfreluches.

    Sur le coin de son oeil gauche,une mouche,

    qui la fait plutôt ressembler à une cruche,

    qu'à la femme qu'elle est, une greluche !!!

     

    Comme on est encore en hiver, elle porte capuche...

    La pauvre, de loin, on la prends pour une autruche !

    Pas effarouchée du tout, sur les mecs, elle louche,

    telle une ventouse goulue et avide, elle offre sa bouche !

     

    Elle en promet beaucoup de chevauchées,

    cette sainte nitouche, peuchère, la  nunuche

    qui ne quitte pas son sac Cartouche,

    elle chuchote ses prix, prête à se coucher !

     

    Son baluchon de pensées,c'est un cauchemar

    dans le soleil couchant de sa tristesse.

    Elle se traîne, elle trébuche la duchesse !!!

    Ebauche des sourires d'offrande tendresse....

     

    Juchée sur ses talons bien trop hauts

    elle rentrera seule et triste sous la douche.

    Elle n'aura eu ce soir que quelques mots,

    et pas une passe à  mettre sur sa couche !!

     

    Ghyzou

     


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  • Fait divers.

    Faits Divers

     

    Sous le duvet, c'est l'horreur. Le corps est froid et le temps d'hiver

     n'a pas accéléré la décomposition. Le sang , comme un sirop de grenadine épais,

     imprègne tout le lit. De la fenêtre ouverte, un courant d'air vient frôler 

    l'écharpe autour de son cou et elle froufroute sur son visage aux yeux ouverts 

    sur l'éternité de ses silences et de ses vertiges... Le feu qui lui faisait aimer

     la vie n'y brûlera plus, plus jamais elle n'aura ce frisson du risque qui fait se 

    sentir si vivant, plus jamais elle n'aura ce plaisir de jouer avec les mots.. 

    Les flashs crépitent et par réflexe je plisse les yeux. On va emporter son corps,

     ce corps que j'aimais tant. Dans la rue on entends 

    "" On tourne un film ici ?? """ 

    Mais non, rien de tout cela, c'est juste qu'à la roulette de la mort ,

     elle vient de gagner son billet d'aller sans retour. Mort naturelle ont - ils dit,... 

    Qui a dit que le meurtre  parfait n'existe pas ??

     

    Ghyzou

     


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  • Totor président !!

     

    V'la l'Totor qui s'lance en politique.

     

    V'la qu'il va connaître la mouise !

     

    Le Totor s'époumone en polémiques,

     

    de tout il offre aux votants et optimise !

     

     

     

    Le Totor postule en haut lieu et s'implique !

     

    Fini pour lui les repos, il s'épuise !

     

    finis aussi les jours hippiques,

     

    c'est dans les mots qu'il puise !

     

     

     

    Il fait dans la prose poétique,

     

    se voit inventeur d'une loi émise

     

    qui porterait son nom en optique !

     

    Déjà sont éditées les missives !

     

     

     

    V'la l'Totor qui n'est plus septique !

     

    Chargé de son leitmotiv qu'il utilise 

     

    avec vieux bagou menteur et épistémique,

     

    c'est sur v'la l'Totor dans la mouise !!

     

    Ghyzou 

     


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