• Ô Hommes !!

    OHHHH Hommes Mâles

    Oh !! Hommes, mâles

     dont vous vous glorifiez d'être,

    vous me soûlez !

    Ne comptez pas que dans la rue,

    je vous livre mes tabous !

    Les femmes ne sont plus soumises.

    Ce n'est plus le frère qui commande !

    Sachez le !

    Et même si vous me tenez tête,

    je ferai tomber les murs

    de la patrie des matchos,

    ceux qui ont le gosier sec

    des hommes de la mer,

    et l'aigle au loin est d'accord avec moi,

    et s'il plaidait ma cause , je le laisserai faire !

    Donc pour le moment homme de peu de foi,

    prends ce seau et laves ce sol

    puisque nous sommes égaux !

     

    Ghislaine.G.

     


  •  

    La Nature,

    C'était un joli mois d' Octobre, dont les tons Ocres bordaient les Orées des bois,
    Ouvertes sur les Ouvrages de la nature qui s'Offraient comme des Oasis
    aux Odeurs d' Orchidées, d' Oeillets, de verdure..
    Ces Offrandes étaient des Oboles de vie qu'on Observe et qui n' Ont pas encore
    subit les Outrages Où les Offenses des ignorants de notre belle terre !
    Il me plaît ici de remercier ceux qui Oeuvrent  dans l'Ombre et Orchestrent
    pour nous ces Opéras d' Oiseaux, tout en Officiant sans Omettre de laisser
    des Onguents magiques qui soignent nos arbres si majestueux, malgré les Orages vécus.
    Ils ont l'Ossature impériales, se dressent vers le ciel en Osant grandir avec Orgueil,
    pour nous Offrir cet Océan de plaisirs..Ils font Obstacle au soleil trop fort Où
    nous nous reposons à l' Occasion d'une balade, Occultant ainsi nos soucis Obscurs !
    Dans la nature, On  Oublie les Objets ennuyeux de la vie qui nous Obligent à réfléchir..
    Ceux qui nous Obsèdent et nous Oppressent avec Obstination...Ici l' Ordre règne en sage !
    Cette nature mérite bien cette Ovation de mots qui Obéissent tout simplement à un respect !
    Quelques Onces de vérités pour sa beauté ! Cette Odyssée de joie, de naturel...
    Sans elle, ne serions pas les Orphelins d'un bien être Original dans l' Opacité
    d'une vie incertaine ?

    Ghislaine.G.


  •  

    Les Maris de Ursula,

     

    Ursula avait vécu plusieurs unions, chacune avait été unique..
    Son premier mari, Ugolin, un provençial, faisait carrière dans
    la mairie, il portait bien l'uniforme municipal, souvent dans le
    milieu urbain, il n'était guère avenant et son caractère bien trop 
    rigide l'avait usée, elle l'avait donc quitté !

    Le second mari Ulysse était dans son univers utopique,
    il rêvait souvent et pour lui, il n'y avait jamais rien d'urgent !
    Tout était reporté ultérieurement, à l'usure, il l'avait lassée,
    il était reparti dans son village à Utelle.

    Le troisième mari, Ulrich, un alsacien adorable, trouvait que tout
    était utile, il gardait tout, usuel ou pas !
    Intuitive, Ursula se dit qu'elle allait vivre dans une caverne
    d' Ali Baba de toc, si elle ne mettait pas les holàs !
    Dans l'urgence, elle le pria de quitter la maison avec tout son barda 
    avant qu'il ne lui refile un ulcère..

    Le quatrième mari Umberto , le bel italien aux yeux de velours
    lui apporta le romantisme et la passion, mais cette passion
    hélas, il en faisait un usage bien trop inapproprié  avec les dames.
    Elle le congédia pour la ultime et dernière fois !
    Il dût louer un utilitaire pour emporter tout ses ustensiles.

    Aujourd'hui Ursula, attends le cinquième avec impatience, car,
    avec ses copines de la maison de retraite, à l' unanimité , utilisatrices
    chevronnées de l'usine d'internet, elles se sont inscrites
    à un site de rencontres et espèrent bien trouver l'homme de leurs vieux jours !

    **************** 

    Défi chez Renée. Mots U.

    Ghislaine.G 

     


  • ○○○○T○○○○

    Toinon tirait la tronche.. Théo le terrible tyran l'avait tapé !
    Il l'avait envoyé dans le trou du fossé par la trappe d'égout !
    Toinon avait eu une sacrée trouille car ce type est un vrai tordu !
    Toinon transpire et avec son tacot il trace la route très vite..
    Il est à fond de train et le trajet arrive à son terme, mais il traque
    encore le rétro, de peur que le Théo ne lui colle aux trousses !
    Personne dans le trafic, il la bien semé !!

    Quelle tache ce Théo, toujours à le terroriser, c'était tragique !
    Toinon, bien tracassé, savait que le gars avait le tonus pour les taloches !
    Il trompait son monde avec son air timide et tendre !! Le tricheur de tripot !
    On le savait qu'il trichait à tout !! Il en transporte des couches de bêtises !

    Tantine Thérèse l'accueillit avec tendresse , puis elle s'activa près de son tajine
    tranquillement; Trouvant que c'était très bon, elle dit ;
    "" Allez ! A table mon Toinon...""
    Le passage en salle de bains fut apprécié par le jeune homme...
    Mais la tante remarqua l'air taciturne du garçon...
    Trahi par sa mine renfrognée, elle le tacla de questions , sur son retard tardif
    et son troublant comportement ...
    Un tantinet inquiète la tante trépigna et Toinon, encore transi de peur se confia !

    """Le traître, le sale toqué de la tête !! Quel toupet ce timbré !!  "" s'écria Tantine !

    C'est que la Thérèse avait un sacré caractère malgré ses trois fois trente ans bientôt !
    Toutefois, elle avait sa théorie !
    Elle dit au petit ;
    T'en fais pas mon Toinon, il a sans doute des trophées de muscles, ce lascar
    mais les neurones vides !! Allez Toinon !! T' en fais pas va !! Allez mange petit !!! """"
    En pensées, elle se dit que ses tourments ne dureraient pas..

    Trois jours après, le Théo toqua à la porte et fit ses excuses à Toinon, sans tapage,
    presque à genoux sur le tapis.. Ce total revirement le laissa perplexe longtemps..

    On apprit des années plus tard que le Théo avait tâté de la canne de Tante Thérèse,
    et quand cela se sut, il s'était passé bien du temps...

    Défi chez Renée. La lettre T.3

     


  • Tel un tableau vivant, il exhibe son corps

     revêtu de couleurs, d'images..

    Chacune d'elle est le signe d'un passage,

     d'une action, d'un sentiment..

    La passion des mots tus incrustés en lui 

    comme un écrivains qui encre

    ses mots sur le papier pour écrire son livre,

     lui encre son corps pour

    offrir ses sentiments ne pouvant les nommer.

    Il les expose au grand jour et 

    ressemblant au voyage d'un nomade,

    chaque moment, chaque lieu, un homme,

     une femme, un enfant, se pose

    dans sa chair et le comble de bonheur..

    L'ambulant d'amour 

    est une oeuvre d'art qu'il a composé 

    de tous ses sentiments secrets.......


  • Le défi chez Miletune

     

    Un clik sur l'image pour participer

    ********

    Les Magiciens et les Politiques

    Les magiciens n'en finissent pas d'avaler, 

    de régurgiter tout un tas de trucs de leur bouche.

    Ils n'en finissent pas non plus de nous sortir

     des oiseaux de leur chapeau !

    Des rubans multicolores de sous leurs bras,

     

    Les politiques n'en finissent pas de nous faire avaler des couloeuvres

    de toutes sortes, cuites ou crues,

    ils n'en finissent pas de nous sortir des histoires dont on se moque

    pour mieux nous endormir sur les choses importantes..

     

    Alors dites moi, les magiciens, les politiques, ne sont ils pas tous 

    des générateurs d' illusion ??? 

     
     

    Le défi chez Miletune

     
     
     
     
     

  • Les Médocs !

     

     

    Qu'ils sont jolis ces bonbons,

    de toutes les couleurs,

    comme des petits macarons

    sucrés pour le bonheur...

     

    Qu' elles sont jolies ces gélules

    dans leur boite signée,

    qui en nous, s'accumulent,

    pour soi- disant meilleure santé !

     

    Qu'ils sont beaux ces comprimés !

    Certains trop gros ou amers

    mais qui font bien ou mal leurs effets..

    Quand ils se transforment en petit concert !

     

    Qu'elles sont étranges ces petites gouttes

    qui restent souvent au fond du verre

    et que surtout point trop n'ajoute ,

    pour ne point gêner leur transfert...

     

    Qu'ils sont bien gros ces horribles suppos,

    qu'on s'enfile dans le petit endroit,

    pour nous rendre plus dispos !!

    Mais nous font bien discourtois .

     

    Q'elle est gluante cette pommade

    sensée nous retirer les souffrances

    ou bien nos plaques ! Quelle cagade !

    Mais on y croit à ces aberrances !

     

    Qu'ils sont utiles tous ces trucs

    malgré leurs effets secondaires,

    qu'on s'envoie dans le buffet

    pour s'octroyer une vie centenaire !

     

    Ghislaine.@  

      


  •  

    Mon Voisin.

    J'ai un voisin !!!.......Je vous dis pas le cadeau !!!
    Il n'a pas dû finir ses années à la crèche..
    Et puis, cerise sur la gâteau, il est aimable comme
    une porte de prison celui là...
    On peut même prévoir sa totale ignorance si
    on le croise dans le hall.
    Il à toujours, à ses trousses, une odeur de vieux rat mort,
    ou alors, il est allergique aux produits de douche...
    Et il ne connait pas le calendrier, jours de semaine ou de 
    week end, il porte ses habits de travail, et je soupçonne que,
    d'un bout de l'année à l'autre, ce sont les mêmes...
    Grrrrr, j'ai bien envie parfois de lui serrer son écharpe au cou ! ..
    C'est un voisin très inconvenant et lorsqu'il passe à côté de moi,
    ouvertement , je me bouche le nez !
    Va t - il comprendre, fichtre non, car dans sa tête,  il a bien tout,
    mais purée, c'est mal rangé la dedans..

    Ghislaine@.G.

     

     


  • Mes besoins

    J'ai toujours gardé en moi, cette part d'enfant qui sait encore,
    s'émerveiller des belles choses simples de la vie..
    Ces instants plaisir, ces instants d'envie et ceux d'oublier
    un futur bien incertain.........

    Cette part en moi sait aimer sans retour, sachant que c'est un choix
    délibéré, la part d'adulte n'attendant rien en fait, car cette part
    garde les yeux ouverts sur le réel,
    sans pour cela faire de projet à long terme, lors de rencontres nouvelles..

    Car,

    J'ai dans le coeur un arsenal,
    duquel, fermement, je m'entoure,
    d'un monde calme,bien en aval...
    J'en fais le tour avec des discours
    et aucun, à ce jour, ne me fût fatal.
    Cet arsenal, ce sont des mots d'humour
    que j'aime à colorer de pastel et d'idéal..
    Ce n'est pas un temps pour les détours..
    Toujours, j'ai ce besoin d'être sociale.
    j'aime à aider, à écouter la vie alentours..

    Ghislaine@.G.

     


  •  

    La Mascarade 

    Quelle Mascarade que ce temps qui passe et jamais à égalité pour chacun !
    Pourtant, les aiguilles du temps s'égrènent pareillement pour tous !

    Quelle Mascarade que ce temps qui passe pour certains
    à survivre et pour d'autres à se remplir les poches et leurs comptes en banque !!

    Quelle Mascarade que ce temps qui passe dans la maladie
    pour d'autres et qui crèvent de devoir payer
    plein pot leur traitement non remboursé !

    Quelle Mascarade que ces hauts politiciens qui peuvent voyager,
    se soigner, se faire lifter, se faire poser des dents, et j'en passe,
    et tout cela en ponctionnant les pigeons que nous sommes..
    Ils abusent '' de la langue de vipère""  mêmes entre eux.

    C'est la FRANCE entière qui devrait se révolter contre ces Mascarades.
    ignobles et non pas quelques quidams à bout de nerfs,
    qui ne font que s'user plus la santé et le moral..........
    Médecine pour les pauvres, médecine pour les riches,

    Et ne parlons pas de cette mascarade  pour avoir un logement décent !
    C'est une des belles Mascarades .
    La devise de la FRANCE n'est en aucun cas respectée.
    Mascarades que celles çi ;

    Liberté, égalité, fraternité  ,

     

    Ghislaine.G.


  •  

    Défi Assoula Juillet et Aout.

    Juillet , Août mes ennemis...

     Les tournesols suivent le soleil,
    le long des cours de rivières,
    le long des plages, où les peaux
    bronzent pendant les vacances !

    Les étoiles brillent pour le repos,
    sur les routes où se poseront,
    plus loin, les valises sorties
    de la voiture fatiguée ..

    C'est la détente et tout est beau !

    Oui beau pour tout le monde, mais
    pas pour moi.. Je hais les étés.
    Je hais ses chaleurs et son soleil.
    Je hais ces montées du thermomètre..

    Ils affolent mes neurones et mon corps !
    Tout se réchauffent, même les cerveaux !
    Tout disjoncte et me met au repos forcé !
    Automne, je t'attends , je t'attends..

    Automne, hiver, printemps 
    vous, je vous aime,
    été, je te hais,

    Et plus le temps passe,
    Et plus nous allons te voir
    plus longtemps chaque année.
    Tu vas finir par me tuer été !!

    Ghislaine.G. 


  •  

    A l'heure bleue chez Miletune

     

    ++

    L'heure bleue

     

    A l'heure bleue de la nuit,
    elle dépose tous ses soucis,
    à l'heure bleue de sa nuit,
    elle veut passer à l'oubli....

    A l'heure bleue chez Miletune

    Elle a tant donné, tant souffert,
    elle a vécu trop de déserts,
    ses doigts marqués de cratères,
    lui rappellent sans cesse sa misère..

    A l'heure bleue chez Miletune

     

    A l'heure bleue de la nuit,
    elle voit se terminer sa vie,
    à l'heure bleue de cette nuit,
    elle sait que tout sera fini..

    A l'heure bleue chez Miletune

    Elle n'a plus rien à donner,
    elle n'en peut plus d'éxister
    Toujours ne côtoie que jamais
    A l'heure bleue, elle veut l'éternité.

    A l'heure bleue chez Miletune

    Ghis.G.

     


  •  

    *********

    Improviser pour ne point te répondre.
    Minauder en jouant de mes doux yeux,
    Parler de tout et de rien, te surprendre.
    Raillant sur tes mots criés à tous les cieux.
    Oublieras tu ?Improviser à du bon souvent..
    Vois, je souris déjà, je t'ai entraîné ailleurs
    Ignorant ta question, j'ai gagné du temps.
    Sournoisement, j'ai l'impression meilleure
    En état d'urgence, Monsieur J'improvise !
    Rusée je suis, improvisation je supervise !

    Ghislaine

     

     


  •  

    Le Défi du Samedi

    Les flashs crépitaient !

    Les marquages numérotés autour de la scène de crime
    s'étendaient à mesure de indices qui étaient relevés par
    plusieurs personnes , toutes vêtues de blanc, de la tête aux pieds..

    On lui curait les ongles, on lui soutirait quelques
    morceaux de peau, du sang et que sais- je encore ?
    L'ex vivant ne pouvait s'en offusquer puisqu'il trempait là ,
    nu comme un ver, dans son superbe jacuzzi,
    encore bouillonnant, odorant et si relaxant
    qu'il en était devenu mortel.

    Je me demandais s'il avait senti la douleur ?
    S'il avait entendu le geste du tueur s'abattre sur sa tête ?
    Jamais je ne le saurais....
    Et puis je n'étais là que pour filmer,
    juste pour les besoins du scénario......

    J'entendis alors un "" Coupez ! On la garde ""
    Je rangeai ma caméra et m'éloignant,dans un gloussement
    ironique de rire ! Je jubilais !
    Bonne chance pour réveiller le faux mort !!
    Mon contrat était rempli, preuve à l'appui
    dans les journaux du soir...

    Le Défi du Samedi

    ......


  •  

    A la Kermesse de Samedidéfi.

    A la Kermesse,
    j'aime les jeux d'adresse,
    et je m'y empresse.

    A la kermesse,
    aux tamponneuses,
    je serre mes fesses !

    A la kermesse,
    la tour infernale,
    je veux qu'elle cesse !

    A la kermesse,
    quand il faut tirer,
    je me fais vengeresse !

    A la kermesse,
    quand c'est fini,
    au lit je décompresse ...

    A la Kermesse de Samedidéfi.

     


  •  

    Noir, tu me met le cafard en tête,

    Oublie un peu ces pensées noires et moroses,

    Insiste sur le positif, c'est plus chouette.

    Regarde comme le blanc est en osmose.

    Blanc, tu devians l'anti noir positif,

    Laissant sur le côté tous les maux.

    Allègrement, le blanc devient l'actif,

    Nuancant les couleurs de mes mots,

    cherchant un équilibre joyeux et bien vif .

     


  •  

    Le spectacle doit continuer.

    Au son de la musique, la voix de Monsieur loyal
    s'élève dans le cirque !! 
    Totor est prêt mais il est malheureux ce soir..
    Il vient de perdre la femme de sa vie...
    Elle est partie hier dans un dernier sourire pour lui..
    Il a le coeur rempli de tristesse et le corps meurtri
    par la douleur, mais, ce soir, il doit revêtir ses habits
    de clown et poser sur son visage le masque de la joie !
    Il doit faire le mime du bonheur et des rires !
    Il prends son objet fétiche, un médaillon avec la photo
    de sa compagne et le glisse contre son coeur..
    La représentation doit continuer même si en extérieur,
    il devra retrouver son deuil, car le spectacle continue !!

    Nid des mots pour le 16 Juin

     


  • Dormir.

     

    Dans le silence suffocant de cette nuit étoilée,mes pensées dansent

     la sarabande des sanglots, comme une chanson du vent, 

    au refrain endiablé..Le passeur de sommeil s'est évadé vers

     des voyages épuisants de bonheur...Bien après l'heure du repos.

    Mon vol de nuit ne me ressource pas et ma compagne, 

    l'insomnie, me donne pas l'ivresse du recommencement, 

    chaque matin., elle se fait le prologue de nouvelles nuits.

     Blanches comme un jour d'été aux soirs plus longs.

    Je rêve d'une fête astrale féerique, portée par une feuille,

     dans les voluptueux nuages dans lesquels je m'endormirais, 

    et qui sauraient me transmettre un bien- être reposant...

    Aux sons des violons de mon enfance où je dormais si bien...

    Je rêve du bel homme chauve, rencontré hier, 

    le regard fermé par la sieste, comme un appel aux songes,...

    A la langueur, je rêve, celle qui m'endormirait enfin ..

    Je rêve, qu'enfin, épuisée et comblée, à bout de force, 

    je puisse dormir vraiment, laissant mon cerveau au repos..

     

    Ghislaine


  • Bonjour  étrangère....

     

    L'étrangère

    Regarde j'arrive du tréfond d'un puits de vérité ,

    j'ai trouvé le martinet vengeur,

     il  a flagellé ces mots

    sur le mur de ta honte....

    J'ai la joie de te dire,

    que je viens d'apprendre par un ragot,

    que tu me voues une rancune tenace,

    alors que tu es toujours soucieuse de me

    montrer un visage avenant...

    Je viens donc t'avouer que je suis

    en rémission de la douleur causée par ton attitude.

    Je m'excuse aussi de n'avoir aucune rancoeur,

    le contraire infesterait trop ma vie tu penses !!

    Je suis désolée d'avoir pris le recul nécessaire

    pour n'accorder aucun crédit à tes propos affables !

    Il existe un mot pour te décrire,

    il faudra que je le cherche...

    Reçois donc mes regrets, mais saches que je suis

    riche de mes qualités et reçois mon respect,

    à la mesure bien sur, des pensées que tu as

    envers autrui....

    Ahh, j'ai trouvé le mot pour te qualifier,

    c'est Hypocrite, oui c'est bien cela,

    Hypocrite......

    Ghis.G.


  • PARS ET NE REVIENS PAS

    Pars et ne te retourne pas..

     

    Pars et ne te retourne pas,

    puisque tu es devenu l'étranger !

    Pour toi je ne suis déjà plus là.

    Pars tu ne m'as pas mérité !

     

    Pars et ne reviens jamais

    je vais tourner cette page.

    Ne plus penser t'avoir aimé !

    Tu n'a été que de passage.

     

    Je ne vais plus jamais t'écrire,

    tu ne seras que plus qu'un songe,

    un fou d'espoir, un faux sourire !

    Plus rien de toi ne me ronge...

     

    Assez de subir des blessures,

    assez de construire sur du néant,

    plus de place dans mes ordures,

    le sac est plein déjà de méchants.

     

    Ghis. G.


  •  

    Le Camps. Nouvelle SF de Ghislaine Gruson

     

    Le camps 

     

    L'eau, l'eau et des montagnes, c'est tout ce que je voyais...

    La chaleur tombait si forte que le soleil faisait comme des vagues

    au-dessus de l'eau, ressemblant à un effet miroir.....

    Quelle étrangeté..

    L'eau, l'eau sur moi aussi, mais celle qui quittait mon corps......

    Depuis combien de temps je marchais ? Je ne savais plus..

    Je parcourais ce paysage ou rien d'autre à perte de vue, que

    l'eau et les montagnes.

    Un pause et un coup de gourde s'imposait.

    Un petit répit dans ma quête du camps.

    Quelque chose attira mon attention...

    Quelque chose d'humain semblait- t- il...

    Mais ce quelque chose était plusieurs, des formes

    humaines, oui , peut être, les unes à la suite des autres,

    mais irréalistement, reliées entre elles par un cordon ombilical

    translucide, , ajusté aux bras .., comme des pantins, ai-je

    pensé une seconde....

    On aurait dit des sculptures vivantes, qui passaient d'une rive

    à l'autre mais éthérés....Presque métaphysique..Et..Sans toucher l'eau....

    Mais où étais-je ?

    Que faisais- je là avec mes hallucinations débiles !!!

    Allez !! Avancer ! Oublier ces OMNI, (Objets marchants non identifiés)

    Trouver le camps, marcher encore, pour ne pas crever de folie ici !

     Le soleil avait eu raison de leur résistance.........Le fil ombilical

    était rompu, il ne restait plus que moi......

    Ils jonchaient le sol de montagne......L'eau bientôt les recouvrirait..

    Seule ! J'étais seule pour arriver au camps.........

    Cette longue marche depuis le vaisseau.Si longue.Si longue....

    Comment assurer notre survie si j'étais seule ? Notre planète morte,

    qu'allait il advenir de notre race ?

    La douleur me sumergea si fort que je regrettai que les eaux ne m'ai envahie moi aussi......

    Les larmes qui coulaient sur mes joues, je ne les sentais meme pas....

    Les sanglots secouaient mes épaules lorsque j'entendis crier au loin...

    Olénor, Olénor, regarde, regarde , j'arrive, ne pleure plus.........Olénor..

    Le son me parvenait si loin et étouffé que je croyais à un mirage....

    Mais le mirage était vivant et Kelonor était là......

    Il me criait de venir, de courir.....De regarder.......

    Je n'ai jamais couru aussi vite ! La joie laissait place a mes pleurs de détresse.

    Kelanor était vivant, mon Kelanor.......

    Je perdais le souffle, je devais aller chercher loin en moi, une respiration salvatrice....

    Quand j'ouvris les yeux et respirais enfin, il était là !

    Là assis sur une chaise de rosier, au milieu d'une verdure si verte qu'on l'eue dit fausse..

    Mais que faisait il assis là, jetant au vent des papiers, des milliers de papiers.

    Il posa la main sur son épaule tandis que devançant sa question, il dit

    "" Vois Elonor, vois, j'envoie les graines, vois, elles sont greffées aux mots

    que j'ai écris, regarde , notre planète n'est pas morte en vain.......

    Et il jetait, jetait tous les petits papiers sur l'herve verte de la prairie......

    Le camps n'était plus si loin et les graines levées leur indiqueraient le chemin.....

    Le comps, trouver ce camps, celui de leur survie.......

    Kénolor se leva, prit Olénor par la main et ,

    ensemble regardèrent la première graine se lever..........

     Kélanor et Olénor suivaient le chemin tracé 

    par les graines de leur planète, Zonadore..

    Ils avaient été choisis avec d'autres pour vivre et repeupler ce camps,

    une survivance de leur planète altérée.. Ce camps était pur et ils

    savaient que les erreurs passées, eux, ne les feraient pas..

    La leur était devenue irrespirable.. Le progrès l'avait anéantie...

    L'énergie avait étouffé la nature, les vies, l'air.... tout....

    Celle çi possédait encore un camps de survie, seulement connu d'eux...

    Les graines fétiches possédaient le pouvoir de les y conduire,

    parmi d'autres .Mais le chemin serait long , très long encore..

    Olénor réfléchissait ; De peur de perdre Kélanor, elle proposa son idée.

    "" Prenons le lacet de ma robe et attachons nous les jambes,

    je t'en prie, ainsi on ne se perdra pas.. ""

    "" Mais nous tomberions Olénor..... ""

    Il lui prit le lacet noir et il l 'attacha au bras de chacun.....

    ""Il remplacera le cordon vois tu """

    Elle sourit , heureuse.......

    Le soleil chauffait, chauffait beaucoup et la soif allait venir.....

    Il dit pendant qu'elle le pensait,

    "" Il faudra bientôt s'alimenter et boire...""

    Elle répondit paniquée ;

    "" Mais as tu encore des graines ?? Je t'ai vu jeter tout au vent ?? ""

     Comment peux tu penser une seconde que j'aurais jeté toutes les graines du savoir ?

    """Je sais , mais je me sens si perdue que mon discernement en est altéré, pardonne- moi """

    "" Nous allons arriver au Camps, ne t'en fais pas "" répondit Kélanor, sur de lui..

    Ils avancèrent après s'être restauré grâce aux pouvoirs des graines..

    Cette planète nouvelle, Vénor, encore une énigme pour eux, 

    n'était sans doute plus très loin à présent..

    Et puis d'ailleurs, le Camps serait averti de leur arrivée et un guide serait là..

    Le Camps était le lieu de rassemblement des Zonodoriens !!

    D'autres avant eux étaient venus, ceux des vaisseaux un, deux et trois...

    Eux , faisaient partie de la zone quatre...Mais ils ne restaient qu'eux deux..

    Kélanor pensait à sa vie, à sa planète quittée, pas par choix hélas...

    Tous les grandes personnes ont été des enfants mais très peu d'entre elles

    s'en souviennent.... Kélanor, lui, n'oublierait jamais son enfance, ni Olénor...

    Cette enfance, passée avec des masques, une combinaison, pour ne pas être

    contaminés, en respirant le peu de zonade filtrée qu'il restait encore dans l'air..

    Ici, sur Vénor, plus besoin de tout cela, ils sont libres de respirer, libres

    de leurs mouvements et libre de vivre enfin...

    Il en était là de ses pensées, quand au loin, il crût voir quelque chose bouger....

    Mais !! Mais !!! Oui c'était bien quelque chose et cela flottait

    dans le lointain paysage, vert, respirable, sain...

    Ils scrutaient tous les deux ce point à l'horizon qui s'agitait dans l'air !!

    Elle cria , hurla, s'agita, et lui, calmement dit ;

    C'est le drapeau du camps !!!........

     "" Es-tu sur que c'est le drapeau du camps ""

    ""Mais oui c'est certain ! Avançons ! ""

    Subitement, leurs pas semblèrent lourds, pesants et ils sentaient bien qu'il

    leur était difficile de marcher normalement et la progression se faisait

    à la lenteur d'un escargot, transportant des armées d'hirondelles

    en partance pour une migration salutaire...

    Le petit animal s'opacifiait dans le lointain d'un légère brume,

    comme sur un aube d'un jour nouveau, se levant au bout de la plaine..

    Kélanor et Olénor, voulaient rester courageux dans cette adversité

    qu'ils ne comprenaient pas trop bien...

    Mais où étaient-ils donc ?

    Sur le bas côté du chemin des graines, un vélo antique était posé sur

    sa béquille, un manteau - capuche accroché à sa selle..

    Quelle bécane étrange ! Il y avait des années que personne n'utilisait

    plus ce moyen de transport...Et comme ils voudraient pouvoir le faire ici..

    Le pas très lourd devenait usant et les efforts les essoufflaient..

    ""Regarde !! Regarde, un homme sur la chaise !! Il joue de la musique !! ""

    Stupéfaits tous les deux, il n'en croyaient pas leurs yeux,

    il y avait des lustres lumières que personne ne se servait de ces instruments canoniques.

    Mais en quelle année étaient - ils ? La perplexité , l'incompréhension s'emparaient d'eux

    à mesure qu' ils essayaient de se rapprocher de l'homme qui jouait..

    Eux sur Zonadore, quand ils voulaient de la musique, la pavé musical

    servait à cela, il suffisait d'effleurer la touche correspondante...

    Védor leur sembla tout à coup bien peu évoluée, étrange...

    Etaient -ils , finalement arrivés sur la bonne planète ?

    Pourtant l'air était sain.. Mais que c'était dur d'avancer..!!

    Bien que toujours attachée par le lacet noir, Olénor, se

    rapprocha encore plus de son compagnon.. La peur s'amplifiait..

    "" Allons voir cet homme étrange.. Il saura nous dire où nous sommes ! """

    Difficilement, ils avancèrent quand soudain 

    un mur invisible leur barra le chemin et ils se cognèrent dessus...

     Un mur invisible !! Voilà à quoi ils arrivaient...

    Voilà donc pourquoi, aucun des deux n'avaient entendu le son

    de la musique ! C'était donc un mirage ! Une image subliminale ?

    Mais où était le camps ? Les graines avaient indiqué ce chemin !!

    "" Kélanor, peux - être que la porte est plus loin ? ""

    ""Un guide devrait être là ? Tu as raison Olénor, longeons le mur ""

    Courageux et volontaires, toujours attachés, ils marchèrent..

    Kélanor avait posé sa main sur le mur, attendant l'instant où

    il sentirait une ouverture..

    qu'il faudrait mériter l 'entrée au camps ! Il comprenait pourquoi !

    Toutes ces déconvenues à répétition étaient sans doute voulues !!

    L'image derrière le mur changea subitement, plus de verdure, plus de musicien........

    Un ciel bleu sur un paysage de ville, perçu au travers d'un cadre façon valise ouverte

    sur la ville, avec en son contenu un bateau..sans eau, posé là, 

    sur la base du cadre ouvert sur le paysage !

    Quelle étrange et belle vision d'un autre monde....

    Etait - elle réelle cette image ? Ils s'étaient tous les deux figé quand ,

    dans ce ciel ,apparu un engin inconnu qui semblait descendre vers eux....

    Un chemin astral fluorescent paraissait leur indiquer la route à suivre !

    Etait - ce enfin le bon chemin du camps ??

     Le tracé fluorescent était apparu si subitement que stoiques, ils ne bougeaient toujours pas.

    Ahuris, surpris ! Comment se pouvait il que le camps soit dans une galaxie ? Il ne restait plus de Zonadaire à respirer la haut.......

    Le doute s'emparait d'eux...La peur aussi, mais celle de l'inconnue de la situation surtout...

    Oléanor réagit la première et donna du coude à Kélanor avec insistance..Sa dame de coeur

    commençait vraiment se poser des tas de question sur leur devenir....

    """ Allez viens... Prenons ce chemin, nous sommes attachés par le cordon, on ne se perdra pas n'aies pas peur """"

    Aussitôt qu'ils s'approchèrent du tracé brillant une échelle blanche apparue subitement à leurs pieds.......

    L' as du vaisseau posa le premier un pied sur l'échelle...Derrière lui, Oléanor suivit..

    Tous deux furent comme aspirés dans cette mouvance solide malgré la translucidité des barreaux

    Les sens déstabilisés, ils se serrent l'un contre l'autre...

    Ils ne pouvaient même plus penser et Olénor se mit à pleurer doucement, comme paralysée d'effroi

    et Kélanor sentit la chaleur de ses larmes dans son cou...

    Il resserra son étreinte, voulant la rassurer, bien qui lui ne le soit pas non plus...

    Il leur sembla que ce transport dans l'espace avait duré une éternité lorsque l'échelle disparut

    et qu'ils ne tombèrent pas.........Comme suspendus dans le vide alors que leurs jambes touchaient un sol invisible mais présent...

    Une voix, mais une voix sans personne, juste une voix dans leur tête dit ;

    """ Vous pouvez vous détacher, soyez sans crainte, vous êtes au camps """

    Ils se regardèrent, pensant sans doute la même chose ;

    Ils connaissaient cette voix là.......Trop bien...Mais que faisait elle là ?????

     La voix !! Mais ce n'était pas possible enfin...

    Elle ne pouvait pas être là ..

    Mais pourquoi ne voyaient ils rien, pourquoi

    n'entendaient ils que la voix ?

    Oléanor s'accrochait à Kélanor, effrayée

    comme jamais ...Ses larmes coulaient sur ses joues,

    s'insinuaient dans sa combinaison, mouillaient sa poitrine,

    que se soulevaient à une vitesse folle tant la peur l'imprégnait.

    Kélanor regardait partout, se retourna, scruta en haut de

    la capsule mais ne vit que les lumières du vaisseau.........

    Le tableau de bord n'était qu'un clavier, surmonté d' un écran..

    Personne n'était là pour les recevoir, personne autre que la voix !

    Ils ne voulaient pas l'entendre , non ils ne pouvaient pas !

    Ils avaient suivi le chemin des graines et les graines, jamais

    ne font d'erreur, ce sont les graines du savoir et du pouvoir.....

    Depuis leur départ, certes périlleux, elles les avaient aidés..

    Beaucoup de planètes leur enviaient ces graines d'ailleurs..

    Chaque planète possédant son pouvoir particulier, eux

    avaient les graines du savoir......

    Kélanor pensa à en jeter une sur la paroi ! Peut être

    saurait il pourquoi ils étaient là... Et où étaient Védor ?

    Etait -ce avec ce vaisseau qu'il iraient ??

    Il allait donc prendre une graine quand la voix de nouveau,

    leur dit, bien plus abruptement ;

    "" Passez dans le sas, vous en ressortiez , propres et

    vêtus pour le voyage suivant en partance pour Védor """

    Mais comment s'écria Kelanor !!

    ""Où es t on ? Que faisons ici ? Pourquoi êtes vous là ?"""

    Oléanor, qui pleurait encore, doucement, dit entre deux

    sanglots """ S'il vous plaît, montrez vous ! Vous ne pouvez pas

    être là !! Vous êtes morte sur Zonadore !! On a vu votre dépouille

    lancée dans le cosmos..!! """

    "" Allez dans la sas insista la voix bien connue, vous saurez tout

    et bien plus ensuite..""""

    Kélanor réfléchissait vite !! Jeter la graine ou entrer dans ce sas ?

    Quelques secondes de réflexion lui suffirent pour agir !

    Il enserra la taille de sa compagne et il dit d'air rassurant !

    "" Allez go !!! """

     Alors que Kélanor allait jeter la graine,ils furent "" entubés"".

    Au moins dans ce tube translucide, ils étaient fixés sur leur présence ici !

    C'étaient donc les graines qu'ils voulaient..

    Le piège du vaisseau avait fonctionné...

    La voix dit ;

    Jetez les graines dans le sas et je vous laisserai libres ""

    "" Elles ne vous serviront à rien "" répondit Kélanor..

    Le vautour des galaxies s'était fait passé pour mort sur Zonadore !

    Les sages l'avaient condamné et il s'était évadé pour mourir

    dans l'espace à ce qu'il avait été rapporté !

    Depuis des Zonelles, il voulait les pouvoirs des planètes et ainsi

    devenir la grand maître de l'univers...

    Ils n'étaient donc pas sur Védor mais ils savaient que les graines

    tuaient ceux qui n'en faisaient pas bon usage !

    C'étaient les graines du savoir, Kélanor jeta donc les graines

    dans le sas sans aucun remords, elle reviendraient vers lui, il le savait !

    La voix dans le vaisseau cria ;

    ""Pourquoi souriez vous ainsi ? ""

    C'est Oléanor qui,cette fois, répondit ;

    "" Vous le saurez très bientôt ""

    Elle se lova contre son amoureux et pensa comme elle était

    contente que tous deux soient encore attachés par le cordon noir..

    La seule pensée qui les traversa à ce moment fut ; 

    Mais où est donc Védor ? Où est le camps ?

    A ce moment les graines détruisirent le vaisseau piège et ses occupants,

    qui se désagrégèrent en perles noires dans le cosmos,

    pendant que tous deux se retrouvaient sur le chemin de verdure.....

    Les graines au chaud.

    Soudain, alors à peine remis de leurs émotions, se dessina sur le chemin,

    une image bien étrange mais vivante..Des engins bizarres, 

    roulant sur une surface dure traversée par des bandes blanches..

    Drôles de vaisseaux qui se déplaçaient avec des ronds de caoutchouc,

    sans propulseur. Jamais ils n'avaient vu cela ! Des panneaux bordaient la voie !

    Mais quelle était cette étrange vision que leur donnait les graines ??

    Ils n'avaient pas dit un seul mot encore que tout disparut aussitôt venu !

    Ils se regardèrent, interdits, mais stoïque malgré la surprise de l'effet !

    Oublier !!! Oublier cette vision et continuer !! Voilà ce qu'il fallait faire !

    Trouver le camps qui les mènerait à Védor !

    Seulement penser à ça !! Le camps !!

    Sans parler, ils avancèrent sur le chemin de verdure...

    Kélanor prit une graine, la lança..

    Dans le vide , face à eux, apparut une brèche qui s'ouvrait

    dans un autre espace temps.........Voilà sans doute le bon chemin........

    Sans réfléchir, ils se laissèrent emporter, sans peur, les graines savaient !

     Bien sur que les graines savaient.......

    Ils s'étaient donc jeté dans la brèche avec confiance..

    Pendant la traversée, ils ne sentirent rien du tout..

    Juste à peine s'ils entendaient des bruits ...

    Des bruits qui leur semblait familiers, même rassurants..

    Une porte qui s'ouvre, de l'eau qui coule, tiens des odeurs aussi !!

    Qu'ils étaient bien en fait, portés par cette douce et souple

    vague , comme sur un nuage de coton , si douillet qu'ils n'avaient

    pas la moindre envie de quitter. C'était le bonheur,

    c'était donc le camps, le camps enfin........

    Encore des cris connus, la porte qui claque, un moteur

    qui ronfle........Un bien être relaxant........C'est sur, ils étaient

    arrivés sur Védor et le guide allait leur réserver un accueil de roi !

    C'était quand même bruyant sur Védor........

    La voix devenait distincte, compréhensible....Elle disait !

    "" Aurore !! Allez c'est l'heure ! Lève toi ! Va réveiller ton frère !!

    Victor !! Debout !! Allez tu dois sortir Médor c'est ton tour ce matin !! """

    Quoi, quoi !!! Mais cette voix .......Mais c'est Maman !! Que fait ici Maman ??

    Elle sentit qu'on lui tapotait le bras.....Elle ouvrit les yeux........

    Ses yeux écarquillés, elle regarda autour d'elle et dit ,

     "" Ca y est ? On est arrivés ?? ""

    "" Quoi, on est arrivés ? Allez dépêche toi, on est pas mercredi, y'a école !

    Vite, le petit dèj est prêt ;

    Vous allez me mettre en retard pour ouvrir la librairie,

    et aujourd'hui mes commandes arrivent !! ""

    "" Maman, moi je suis prêt , j'ai mangé !! C'est Aurore qui dors assises !! """

    Aurore ne sait plus trop quoi pensé ; Alors c'était un rêve ...Rien qu'un rêve ??

    Quelle déception....Juste au moment où ils allaient voir ce paradis..

    Médor vint lui lécher les mains ; Il voulait sortir....

    Bon ! Se lever...se laver, manger, école, que de la routine quoi !!

     

     

    Ghislaine.Gruson.


  •  

    Coline et Tom, nouvelles de 2015

     

    Coline et Tom..........

     

    Traînant le pas, les yeux hagards à cause de sa douleur

    elle suivait le sentier, recouvert de trèfles,

    elle s’appuyait sur le bâton en guise de cane.

    Au loin, le ciel laissait entrevoir les lumineuses étoiles qui bientôt,

    le couvriraient de nuit.

    Angelo avait proposé de l’escorter jusqu’ à sa chaumière, mais elle avait préféré

    faire un peu d’exercices pour remuscler sa jambe, souffrant d’un claquage..

    Elle atteignait la maison lorsqu’un inconnu l’aborda, sac à dos en bandoulière,

    il dit vouloir aller à la colline aux miroirs, elle lui expliqua que cette colline,

    qui tenait son nom de la légende de Zorenza, qui ,

    pour ne plus voir sa laideur, avait fait briser tous les miroirs de la région alentour.

    Elle avait prédit aussi que la colline serait

    le seul endroit où l’on trouverait la paix !

    En confidence , l’inconnu lui avoua qu’il connaissait la légende de Zorenza..

    Qu’il était né ici, plus bas, dans la chemin, près des bancs de pierre..

    Il lui dit aussi qu’il aimerait bien qu’elle l’accompagna la bas..

    Elle le dévisagea, le scruta et soudain dit…

    “” Oh c’est toi … C’est donc toi….Tu es de retour… oh … c’est toi..”””

    Il était donc là devant elle ! Elle s’appuya sur sa canne, chancela un peu tandis qu’il la retenait..

    Elle avait les joues rosies et les sens en émois de ses souvenirs qui, brusquement

    revenaient à sa mémoire aussi vivaces qu’alors..

    Elle sourit en pensant au jour ou il avait enfilé un costume à la James Bond

    et était venu lui offrir du muguet, attaché au bout de son arbre factice..

    Mais il avait fait cela d’une manière héroïque..

    Il était monté par le balcon pour faire son entrée fracassante, mais ce fut lui le fracassé..

    Le grillage avait cédé, déchirant le pantalon et la chemise et il s’était retrouvé en bas,

    tout déguenillé mais si sexy….

    Le tapis moussant du jardin doit encore s’en souvenir……….Elle aussi …

    –Pourquoi ris tu ? lui demanda t il ?

    –Oh rien..Je repense seulement au muguet…

    Il se mit à rire de bon cœur !!! Ah ce rire !! Tant attendu, tant espéré …

    –Laisse moi entrer souffla t il, il fait frais et tu dois souffrir, fit il , montrant sa cane…

    –Oui bien sur…Ma jambe ?? oh ce n’est rien !! Un claquage au sport..

    Elle tourna le clé , Tom la suivit de près , regarda, il sourit et dit ;

    –Tu n’as rien changé..Tout est comme dans mes souvenirs.

    –Oui Tom .. Alors pourquoi ? Pourquoi cette longue, ce terrible silence !! Pourquoi ???

    –Assied toi Coline je vais te dire mais avant dis moi , Ya t-il un homme dans ta vie ?

    La porte refermée sur eux, dans la pénombre de la petite maison, Coline attendait les aveux de Tom..

    Collée à sa chaise, pendant que Tom allumait un feu dans la cheminée..

    Il chatouilla le bois avec le bouffadou, tandis que Coline se demandait comment allait prendre fin

    l’émoi qui l’envahissait peu à peu ?? Allait –elle tout lui dire ??

    Déjà, lui dire, qu’à proximité, Angélo veillait sur elle depuis son départ..

    Qu’entre eux, le degré d’amitié s’était réchauffé !!

    -Alors Coline, tu ne réponds pas ??

    –Ecoute Tom, tu es parti si vite, sans un mot, on ne sait où !! Un coup d’aile et l’oiseau s’était envolé !

    -Je sais , je sais Coline mais Coline dis moi !! Y a t –il un autre homme ??

    –Oui Tom, lâcha Coline, oui il y a Angelo !!

    Angelo !! Angelo mon ami de toujours !! Mon frère !!! ???

    -Ah non Tom, ne l’invectives pas ainsi !! Ah non alors !! Il a été si bon avec moi et puis et puis….

    -Et puis quoi Coline ?? quoi !!!

    Mais heuuuu, Tom, tu m’as abandonnée, laissée sans nouvelles…

    Que voulais tu, que je devienne brodeuse comme Pénélope ???

    –Coline mais que voulais tu donc ? Que je t’envoie le corbeau, ce messager de mort, pour te dire que

    je ne pouvais plus parler ? Que jamais plus je ne pourrais vocaliser sous la douche avec toi ???

    Te dire que le début de la fin allait commencer ???? Que la mort prenait possession de ma gorge ???

    –Oui Tom oui tu aurais du le dire !! Il aurait fallu Tom. A présent….

    Laissant sa phrase en suspens, les larmes coulèrent sur ses joues, des larmes, que vite elle chassa

    d’un revers de main et que sur un ton de colère elle dit ;

    –Nous aurions lutté Tom, à deux !! La fuite n’est jamais une solution…….

    Un jour , j’ai retiré du mur de la chambre le beau tableau où tu nous avais

    peints dans la jonque, sur la rivière de la colline aux miroirs …Et j’ai continué à vivre Tom !!

    –Coline, écoute moi, pardon Coline…….Mais je suis là, j’ai bataillé et gagner Coline…

    –Ah Tom, le temps a passé, jamais un mot, une lettre, j’aurai attendu peut être.. Qui sait ???

    Angelo est là tu sais , depuis 6 ans il prends soin de nous, il est toujours là pour nous…………

    –Pour nous dis tu ?? Qui est ce nous Coline ???

    Coline se leva de sa chaise, alla à la fenêtre et regarda la maison d’ Angelo…….

    La lumière était allumée et il devait attendre Coline, elle devait passer chercher Genny..Sa fille…

    –Nous Tom, c’est ma fille et moi !!!

    –Ta fille ?? Tu as une fille !! Mais quelle Age a t-elle ta fille ?

    Elle a 6 ans Tom, Genny à 6 ans déjà…..

    –Mais mais.. balbutia Tom, 6 ans !! Mais je suis partie depuis presque 6 ans !!!

    Coline !! Coline !! Est – elle ma fille ?? Coline je t’en prie !! C’est ma fille ????

    Coline regarda Tom, le fixa et lui dit…Ton !! Ecoute Tom.....Heuuuuuuuuuuuuu,

    Elle hésitait, pensant que

    l’heure était grave, un grand vide emplissant la maison tout d’un coup..

    La maison, entourée de collines au nord , à l’est et au sud, un petit ruisseau venant de l’est traversait le jardinet,

    en face de chez Angelo qui devait mourir d’impatience, se demandant comment tournait la conversation..

    Il avait, lui, de suite, reconnu Tom, le matin descendant du bus et il savait qu’il attendait Coline au chemin..

    Il faisait bien nuit à présent et Coline entendait le clapotis du ruisseau en contre bas,

    qui allait rejoindre le barrage.. L’époque de sa construction était le mois et l’année où Tom l’avait abandonnée.

    Quelle célébration !!!

    Il l’avait rayée de sa vie, sans parole, à temps pour lui, venait il de lui avouer…

    Coline retourna sur sa chaise, refermait son gilet gris quand retentirent les douze coups de minuit à l’église..

    Tom la scrutait, impatient de sa réponse…

    –Coline, ta fille…Est –elle Ma Fille ???

    Il lui toucha l’épaule, lui prit la main, voulant lui témoigner sa sincérité et l’inciter à parler..

    –Tom !! Ecoute, pendant plus de six ans, Angelo était là et nous deux, ne partagions plus rien..

    J’ai mené cette course à la vie avec l’aide d’Angelo !!

    –Oui Coline, mais……Mais tu sais pourquoi.. Mais j’ai le droit de savoir non ??

    Coline picora quelques miettes des biscuits, but son thé tiède et dit ;

    –Assied toi Tom..Veux tu encore du thé ?

    –Non !! Je ne veux pas de thé !! Je veux savoir tu comprends !!!

    Coline tordait son mouchoir dans ses doigts, ses pensées filaient à cent à l’heure…

    Elle se devait de rendre hommage à Angelo pour son dévouement, sa présence et son aide !

    Mais devait elle des explications à Tom qui l’avait abandonnée, sans chahut mais aussi sans rien dire ??..

    Tom souffrait, tremblant comme s’il avait avalé une fiole d’arsenic !!

    –Ecoute Tom, le temps a passé, tu n’as jamais essayé de me joindre, jamais !!

    Je ne comptais pas pour toi alors de quel droit poses tu des questions ??

    – Mais Coline chérie, Je ne savais pas que nous avions eu une fille !!!

    –Tommy attends !!! Je n’ai jamais dit qu’elle est Ta Fille !!! Jamais !!!

    Angelo est toujours là pour elle , pour moi, toi non !!

    Il faut que je parle à Angelo, laisse moi à présent veux tu ??

    –Soit je pars, mais je ne m’effacerai pas cette fois, je reviendrai, je serai là demain..

    A demain Tom, lui dit elle , en refermant la porte sur lui….

    Angelo remit le rideau en place, il venait de voir Tom fuir la maison de Coline..

    Ninou s’était endormie dans la chambre d’amis..

    Lui avait elle dit ????

    Dans le ciel bleuté, sans aucune éclipse, la nuit immortelle suivant le jour intimement,

    avait associé pensées et réflexions nocturnes, empêchant Coline

    de sombrer dans un sommeil réparateur..

    Angélo, de son côté avait peu dormi aussi mais Ninou, elle , était fraiche comme à six ans !

    Elle avait déjeuné et demander ;

    –On y va quand chez Maman Papa Angélo ??

    –Des que tu seras prête ma Ninou..Après je te déposerai à l’école..

    Il prirent tous deux le sentier de la maison entourée d’un halo de soleil qui sans prévenir, avait envahit la vallée ce matin..

    Ils passèrent la charrette fleurie, dont les roses, perlaient des larmes de rosée..

    Ninou ouvrit la porte et se jeta dans les bras de Coline en disant ;

    –“” Youppie , j’ai dormi chez Papa Angélo moi !! “”

    –“”Oui ma chérie c’est bien mais va vite préparer ton sac , sinon tu va être en retard…””

    “”D’accord Maman !! Ca va ta jambe ??

    – “”Oui ma chérie et aujourd’hui plus de béquilles et ce soir je vais te chercher..”””

    Ninou s’engouffrait dans la voiture d’Angélo pendant qu’il regardait Coline intensément, interrogateur !!

    –“”Reviens, Angélo, nous parlerons….””

    Sur la route du retour, après avoir déposé Ninou, ses pensés se bousculaient…

    Coline avait elle dit la vérité à Tom ??

    Tom allait il lui ravir Coline ?? Allait il lui faire prêter serment ??

    Mais non, Coline n’était une oie blanche…..

    Mon dieu, il l’aimait tant depuis six ans…

    Angélo se rendit à l’ “Orangerie”, du village, il devait revoir l’électricité des néons endommagée par les pigeons..Ils avaient pourri l’éclairage..

    Ses pensées vers Coline et Ninon, ne le quittait pas. Chaque instant, il pensait à leur vie si heureuse..

    Il n’avait vu Coline que quelques moments ce matin et le retour de Tom lui laissait hors du temps..

    Qu’avait elle choisi de dire ? L’abcès serait il percé ??

    Sa nuit avait été courte , il avait épié la fenêtre de Coline et s’était peu reposé.

    Le réseau électrique réparé, Angélo rentra.

    Le portique était ouvert et stoïque, Tom se tenait devant la porte, une bouteille de champagne à la main !!

    –Salut Tom !! Alors de retour…Que viens tu chercher après toutes ces années ou tu as abandonné tous les tiens ??

    –Je viens te parler Angélo et triquer avec toi à notre amitié !! Et puisque Coline ne dit rien, toi tu dois savoir,

    tu as toujours été son confident, c’est logique que tu saches …

    – Toi ?? Un ami !!! Mais de quelle amitié parles tu après 6 ans de silence ??

    Ecoute Tom, je n’ai rien à te dire, attends Coline, elle ne va pas tarder…

    A ce moment la voiture de Coline se gara devant le chalet.. Coline les regarda…

    Angélo lui avait il dit ?? Mais non se ravisa t-elle.. Ce garçon est quelqu’un de bien, elle l’aime,

    il est idyllique .. Cynique Tom dit à Angélo ;

    J’emporte le champagne !! Sans doute une bonne nouvelle à fêter bientôt.

    Il entra avec Coline dans la maison.. Brusquement, elle s’emporta et parla..

    – Ecoute Ton, nous n’allons pas faire dans le tragique, assieds toi et ne m’interromps pas je te prie…

    Lorsque tu m’a quitté, j’étais effondrée, désespérée, mille questions en tête

    car toi et moi, n’avions pas eu de querelles..Jamais..

    Un soir, j’étais en panique, je me suis réfugié chez Angélo, quelques semaines après ton exil..

    Il m’a réconforté, mis de la musique, me faisait oublier , c’était magique, romantique..

    Tu comprends n’est ce pas ??? Tom ???

    –Ne soies pas pathétique Coline, je ne suis pas loufoque, j’ai compris,

    mais cela ne réponds pas à ma question ??? Soit !!.. Vous avez couchés ensemble, mais Ninon ???

    Ninon est – elle ma fille ??

    —Non Tom, elle n’est pas de toi, mais d’Angélo et je peux te dire qu’en temps que Papa,

    c’est une pointure aussi.. Elle porte son nom tu sais…

    Ironique, dépité, offusqué, Tom dit…

     Bravo Angélo…

    Il regarda Coline , eut une mimique comique de dégoût, et partit sans se retourner…

    Coline, Ninon, Angélo ne le revirent jamais…

     

    Ghislaine Gruson


  •  

    Le passé oublié, nouvelle de 2016

     

    Le passé oublié (2016)

     

     

     

    Elle avait échoué sur la rive du lac, il y a plusieurs années maintenant.

     Secourue, aidée, elle avait trouvé refuge chez la famille Milan,

     après sa longue hospitalisation et sa convalescence !

     Si son corps n’avait souffert d’aucun traumatisme, il n’en fut pas le

     cas pour sa mémoire, qui semblait perdue à jamais…..

     Elle n’avait pas retrouvé ses souvenirs et, si on lui avait donné le

     prénom de Violette, c’est que ses yeux avaient des reflets violets….

     Il y avait eu de longues et vaines recherches, des avis placardés partout,

     des recherches effectuées par les gendarmes, des appels télévisés,

     et d’autres tentatives infructueuses pour trouver son identité !

     Quelques années avaient passées quand,

     par ce bel après midi de printemps, Madame Milan,

     reçu pour Violette un colis ! 

    Elle, que rien ne reliait à personne recevait un colis !!!

     L’effervescence gagna tout le monde et le temps sembla

     être suspendu pendant que Violette ouvrait le mystérieux colis ! 

    “”C’était un petit paquet, enveloppé de papier marron,

     entouré d’une mince ficelle,””….

     Le paquet contenait une missive, et quelques papiers d’identité

     au nom de Eva Mercier

     La lettre fut lue par Violette à voix haute, elle disait ;

     Ma chère Eva,

     Si tu lis cette lettre, c’est que je ne suis plus de ce monde !

     J’ai chargé une étude de te faire parvenir ce courrier

     si tel était le cas..

     J’ai su que tu avais survécu quand je t’ai jetée du bateau,

     j’ai su aussi que tu as perdu la mémoire,

     j’ai donc pu réussir mon plan, et il a fonctionné à merveille,

     j’ai pris ta place, j’ai pris ta vie…. 

    Cela a été si facile, nous nous ressemblions tant et voilà

     pourquoi je t’avais demandé de ne pas révéler aux tiens mon existence !

     A l’étude, il te sera remis le rapport de ces années ou

     j’ai pris ta place auprès de ton mari, ta fille, ta famille,

     même ton argent que j’ai fait prospérer…. 

    Violette ne put en lire plus, la lettre tomba de ses mains

     et elle s’évanouit.

     Je devais être morte, et pourtant je suis là, chez moi , dans cette maison, après avoir lu la lettre maudite !

     La lettre de celle en qui je croyais, celle qui se disait mon Amie, ma soeur..

     Celle qui m’avait tout pris, ma vie, mon mari, ma fille !

     Celle qui savait que je n’avais pas péri en mer alors qu'elle m’avait jeté pardessus bord !!

     Celle qui savait que, de ma vie et mes souvenirs, je ne savais plus rien !!

     Ma mémoire s’était engloutie dans les eaux, d’où l’on m’avait sauvée. 

    Eva, prit le chemin de la vérité, anxieuse de la rencontre, et arrivée elle

      regardait cette maison qui fut sienne, cet homme si beau au regard doux, cette jeune fille

     qui, étrangement me ressemblait tant, ma fille... Sa fille oubliée elle aussi....

     Je m’appelais donc Eva Mercier ; Mais Violette Milan, je l’aimais bien ce nom,

     et puis je m’y étais habituée depuis ces années…

     Eva les regardait, scrutant leur visage, espérant le déclic des souvenirs enfouis.. Mais Rien !!

     Sa pauvre tête endolorie, résonnant encore des révélations lues, tournait un peu..

     Cécile, la jeune fille au teint de pêche, à la chevelure longue et brune, la regardait de ses

     yeux couleur myosotis, pareils aux siens..

     Elle se tenait près d’un meuble..

     Doucement, elle vint vers Eva, lui prit la main, l’embrassa ,puis la prit dans ses bras,

     en murmurant ;

     “”Ecoute Maman , écoute, ferme les yeux, écoute..””

     Une musique résonna dans le salon, et une voix égrena des mots sur une musique douce..

     Eva l’écoutait cette chanson, écoutait ses mots, sa mélodie…

     “”Cécile, ma fille,” disait la chanson..

     Eva regarda sa fille, son mari, à nouveau sa fille et puis ne vit plus rien ;

     Elle venait de s’évanouir…

     Elle venait de recouvrer la mémoire........

     

    Ghislaine Gruson

     


  • Souffrances

                         Sur le fil de sa vie d'errance,                       

                           elle joue des rimes en confiance,                       

    elle tisse les mots d'espérance

    sur les cordes de nos romances,,

    Entre mers et montagnes, en partance,

    elle nourrit son âme d'élégance ;

    Elle vit de phrases avec vaillance,

    sans jamais perdre le fil de sa chance.

    Entre ciel et terre, l'attrait de sa dépendance,

    aux mots la laisse en créance,

    dans la liberté d'écrire avec aisance

    les choses de la vie, sans aucune outrance.

    Chaque mot posé, comme en instance,

    d'une suite logique, dans la vibrance

    des sentiments avoués, sans arrogance.

    Elle fait des lignes dessinées une nuance.

    Voilà que ses rimes, elle les balance, 

    comme on jette au feu sa souffrance,

    pour la faire mourir avec croyance,

    et revivre enfin une nouvelle naissance !

    Doucement, elle s'apaise un peu, elle avance,

    Elle arrive alors des lors, à prendre ses distances...

    La fin de son délire mis en gérance...

    Ailleurs l'attends la toute dernière échéance...

    Mais c'est encore et toujours la forte assurance

    de ses rimes qui fait la belle alliance,

    des sentiments empreints d'empathie et d'attirance !

    Il est temps, se dit -elle de prendre des vacances !

     

    Ghyzou

    Ecrit en 1999 à l'annonce de mon cancer. 


  •  

     

     

    La vioque friquée pleine de cloques s’est toquée de l’évêque.

     

    Elle le traque pour lui donner la trique, Voilà sa quête !

     

    Elle prends des risques la vioque.

     

    Mais que nenni, l’évêque est un saint angélique !

     

    Elle pique des colères et abuse des liqueurs en flasque !

     

    Ses cheveux laqués, les yeux aqueux, elle ajuste sa tunique.

     

    Elle s’en va au troquet, pour allumer Quentin le laconique.

     

    La vieille relique, elle veut vraiment de la fornique,

     

    elle veut queuter, quitte à attraper des tiques,

     

    car cela se sait , Quentin, la douche, c’est épisodique !

     

    Quentin, il vient de loin c’est un polaque,

     

    Il ne planque jamais son paquet, Pas pudique.

     

    Mais la vioque se dit “” Pas de panique “”

     

    Elle a une douche…Elle fera dans le romantique.

     

    Dans l’optique de faire dans le pratique,

     

    la vioque l’invite chez elle, pour un pique nique !

     

    Le mec drastique, à la gueule de métèque,

     

    rajuste ses frusques et lui dit, ironique,

     

    Va faire tes frasques ailleurs, j’chui déjà maqué..

     

    Et dans le bar, contemple les fresques..

     

    Ghyzou

     


  •  

    Pour toi MV

     

    Sous mes silences, il y a mes cris

    et si tu écoutes bien, ils sont là.

    Rangés dans mon coeur vieilli,

    écoutes car ils souffrent pour toi..

    Mes souffrances dansent ton désespoir,

    issu du vide de ta solitude,
    prends ces mots pour ton grimoire !

    grave les dans tes certitudes,

    Fais en ta force pour l'espoir.

     

    Ghyzou

     


  • Le Poète visionnaire

     

    Lui, mon fils...

     

    En quelques mots,

     ce troubadour

    Soulage tes maux

    Avec son Amour.

     

    En quelques phrases, 

    Ce poète visionnaire

    Te remet en phase, 

    soulage tes colères.

     

    Il sait, il connait l'empathie.

    Souffrances d'enfance,

    ont meurtri sa vie,

    longtemps, l'ont mis en carence.

     

    Ce troubadour de l'amour,

    devenu poète visionnaire,

    ne cherche rien en retour,

    mais donne du haut de son aire.

     

    La peur, les dépendances,les doutes, 

    il les a maîtrisé enfin,

    il n'est que dans l'écoute,

    écrivant ses mots en chemin.

     

    Il scande ses vérités, ses douleurs,

    il les offre à la scène des poètes,

    il scande tous ses mots libérateurs

    il slame son coeur comme son être..

     

    L'enfant à surmonté l'inconnu,

    l'oiseau s'est envolé

    l'enfant qu'il était , a disparu,

    l'homme poète est né..

     

    Ghyzoun

     


  • La sentinelle

     

    La sentinelle du Rocher , oh gué oh gué !! 

    Il était là, à guetter on ne sait quoi, dans sa guérite,

    avec ses drôles de fringues, semblant nous narguer avec orgueil.

    Le flingue à la ceinture, pour l’instant, les yeux un peu blagueurs..

    Une longue écharpe qui tangue au vent, au dessus de lui,

    sur son abri de guerre, tout blanc , comme naguère !

    Oh gué Oh gué !!

    On l’avait relégué là, ce mec bègue, sans aucune vigueur,

    un peu largué, la gueule rugueuse qui aurait besoin d’un onguent

    comme le matelot de retour de bringue qui navigue, peut en avoir besoin,

    au retour d’un voyage dingue et interminable.

    La pauvre, on l’aurait cru drogué tant il semblait divaguer de fatigue.

    Il n’était guère homme à draguer avec sa tête de guenon ,

    malgré sa taille de guêpe et son odeur de muguet des bois ..

    Oh gué Oh gué !!

    Il avait plutôt une tête à se trouver à la morgue, comme un gueux

    qui n’a jamais guéri d’un mal de langue.

    A côté de lui, posée, une Gueuze, au surnom évocateur de mort subite !

    Elle ne devait pas être la première, vu la langueur vacillante du gus qui sort

    d’avoir élaguer sur les hauteurs, mal assuré et sans rigueur !

    Pareil à une figue déconfite, le pauvre n’est pas en voie de guérison ..

    Son cerveau mal irrigué, les yeux dans le vague à présent, l’air d’un fugueur aux aguets

    qui a trop dansé la gigue et s’apprête à voguer d’ivresse !!

    Dans quel guêpier s’est fourré le gars ?

    Le pauvre mec bègue !

    Empêtrés dans ses guêtres léguées par le Rocher, il semblait en guenilles pourtant.

    Tout cela, car il sortait de ginguette avec la belle de jour ,

    une fougueuse dévoreuse de jeunes pousses de caleçon !

    Elle s’était déguenillée pour lui, à peine, avait il avait brigué sa compagnie..

    Elle venait de larguer son copain zingueur aux bagouzes d’or, trop longuet

    à la détente et puis ce n’était qu’un ancien collègue et en plus, il schlingue disait elle !

    Le mec, il pense qu’il aurait mieux fait de rester géologue dans sa garrigue natale

    à dialoguer avec la nature et passer les gués en sifflotant !

    On ne le reprendrait plus à intriguer de la sorte,, pour se retrouver guetteur

    de quelques foldingues, prêts à divulguer la moindre info du Rocher.

    Oh gué Oh gué !!

    Il avait été subjugué par ce métier, après avoir vu le reportage sur la Madrague

    où se côtoyaient les sentinelles  et les célébrités du Rocher..

    Mais rien ne lui sert d’épiloguer de la sorte, il devait rester dans sa petite guitoune.

    Il espérait à nouveau déguerpir de là, il avait postuler sur le blogue

    du Rocher, avec fougue,  comme garde du corps de la princesse..

     

    Ghyzou


  •  

    Dix ans seulement..

     

     

    Seulement dix ans, nous avons eu dix ans avant que tu ne partes là haut..

    Tu n'avais pas le droit, faire de moi une veuve ? c'était encore bien trop tôt..

    Dix ans, un enfant, des souvenirs, des regrets ,il n'en reste que des photos..

    Il reste les mots que je laisse tomber pour gonfler un peu plus le caniveau..

     

    La vie a continuer, la vie a repris son droit, mais je ne t'ai jamais oublié.

    Je ne peux pas oublier .......Tu es toujours là, invisible à mes côtés......

    Je n'ai pas oublié ta voix, ni ton sourire, ni tes yeux....Combien on s'est aimés..

    Toujours au diapason, d'un regard on s'enflammait comme aux jeunes années..

     

    Tu fus l'homme d'une dizaine de ma vie, de ton vice, tu n'as pas survécu.......

    Tu fus l'homme d'un chagrin, celui qui plus jamais ne m'a secourue..

    Toi qui me fit veuve, toi qui me fit souffrir , accréditée d'avoir un tel statut..

    Dix ans à te supplier, à essayer, à combattre ta dépendance irrésolue.....

     

    Tu m'as laissé, atteinte d'un manque qui ,à jamais ne me quittera, ta présence !

    Manque  de toi, le vrai toi, sans artifice, celui qui, sobre me portait assistance....

    Tu m'as préféré un vice désastreux, qui ne nous a laissé aucune chance......

    Seulement dix ans.. Puis j'ai de nouveau aimé, mais jamais rien de  plus intense..

     

    Ghyzou/p>

     


  •  

    La Vilaine

    La vilaine

    On l'appelle la cheftaine, cette fouineuse,

    elle ne badine pas avec ses fines phrases,

    jetées avec haine sur le papier ou dans l'air du vent,

    parfois sans aucune pertinence, ni gainées de gentillesse d'ailleurs..

    Elle achemine ses mots, inefficaces pour certains, inexpliqués

    pour d'autres.. Quelques inepties se glissent parmi ses mots inédits

    et puis sur sa bobine se lit son esprit de taquine vilaine à la trombine aigrie..

    Elle ne joue pas d'inertie avec ses babines et ses mots en flocons de ronces,

    feraient même fuir un gentil minet quand sonnent les mâtines..

    La voilà montée sur son éminence pas si grise et raréfiée de neurones,

    telle la reine se targuant d'un franc parler soi- disant sur le ton de la badinerie,

    mais pourtant ressenti comme un envoi de chevrotines

    qui pousse à se débiner, en courbant l'échine..

    Gouverner un continent ferait ra renommée de despote

    et elle serait ravie de siéger au ministère de la mesquinerie !

    Que dire d'autre de cette mescaline dont les toxines

    font du trampoline dans les couloirs de ma routine

    et récrimine, réexamine les sujets pour en trouver

    une faille et pouvoir fulminer ses humeurs assassines continuelles ,

    comme une litanie...De ses comptines verbales,

    je m'en balance les osselets, comme de mes premières protéines,

    pourtant pas si anodines... Cette bécassine n'est pas ma cousine,

    fichtre, c'est ma frangine !

     

    Ghyzou

     






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